Braquage et meurtre d’un policier en 2010: début du procès en appel de 4 etarras

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Le procès en appel de quatre etarras s'est ouvert lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris pour un braquage et le meurtre d'un policier français en 2010.

Le procès en appel de quatre etarras s'est ouvert lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris pour un braquage et le meurtre d'un policier français en 2010.

Le procès en appel de quatre etarras s’est ouvert lundi devant la cour d’assises spéciale de Paris pour un braquage et le meurtre d’un policier français en 2010, dernière victime de l’organisation séparatiste basque ETA.

Quatre Espagnols - trois hommes et une femme condamnés à des peines allant de 14 à 25 ans de prison en première instance - comparaissent devant une cour d’assises composée uniquement de magistrats professionnels, en charge des crimes terroristes.

Ce procès se tiendra sans le dernier grand chef de l’appareil militaire de l’ETA, Mikel Carrera Sarobe, alias «Ata», qui a renoncé à faire appel de sa condamnation à la prison à vie. Un autre etarra, condamné à 16 ans de réclusion criminelle, avait également renoncé à son appel.

Pendant quatre semaines, ils ne seront donc plus que quatre dans le box des accusés.

Contrairement au procès de 2015, les accusés n’ont lancé aucun cri à la gloire de l’ETA en entrant dans le box, se sont pliés aux usages en acceptant de se lever à l’entrée de la cour ou à l’appel de leur nom.

Mais sur le fond, leur position n’a pas changé: prenant la parole au nom de tous, Arkaitz Aguirregabiria del Barrio, un ancien lieutenant d'«Ata» condamné à 25 ans de réclusion criminelle en 2015, a affirmé que c’était «en tant que militants de l’ETA» qu’ils se présentaient devant la cour. «Le peuple basque nous jugera», a-t-il dit, ne reconnaissant que «la justice transitionnelle» basque.

- «Vous pouvez nous expliquer la raison de cet appel si vous ne reconnaissez pas à la justice que l’on représente la moindre légitimité», a demandé le président Stéphane Duchemin.

- «On a fait appel parce que c’est notre droit», a répondu l’accusé de 34 ans.

Les quatre Espagnols sont accusés d’avoir fait partie d’un commando armé qui, le 16 mars 2010, a braqué un dépôt-vente de voitures, séquestré son employé avant de s’enfuir avec plusieurs véhicules, puis déclenché une fusillade mortelle en réponse à un contrôle de police à Villiers-en-Bière, en région parisienne.

La victime, le brigadier chef Jean-Charles Nérin, 52 ans, est le seul policier français à être tombé sous les balles de l’ETA et la dernière des 829 personnes tuées au nom de la lutte pour l’indépendance du Pays basque et de la Navarre.

Comme en première instance, la famille du brigadier, ses anciens collègues et l’Association française des victimes du terrorisme se sont constitués parties civiles.

L’ETA, un groupe créé en 1959 pour résister à la dictature franquiste avant de devenir une organisation paramilitaire indépendantiste, avait admis être l’auteur de la fusillade, accusant la police française d’avoir tiré la première.

A l’époque du premier procès, l’organisation avait déjà renoncé à la lutte armée (en 2011). Un pas de plus a été franchi depuis, avec la remise le 8 avril 2017 d’une liste de huit caches d’armes dans les Pyrénées-Atlantiques.

Le verdict est attendu le 15 décembre.

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