Commission drogue: «La mère de Peroomal Veeren a remis Rs 750 000 à deux reprises», dit Riaaz Gulbul

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Riaaz Gulbul lots de son audition devant la commission d’enquête sur la drogue, mercredi 15 novembre. 

Riaaz Gulbul, lors de son audition devant la commission d’enquête sur la drogue, mercredi 15 novembre. 

Nouvelle audition damning pour Raouf Gulbul devant la commission drogue, hier, mercredi 15 novembre. En effet, son neveu, Riaaz Gulbul, a déposé, après en avoir fait la demande. Lors de l’audition, celui qui a été le secrétaire et clerk de son oncle, de 1998 à 2010, a pris à contre-pied ce que l’avocat a dit à Paul Lam Shang Leen et ses assesseurs.

Par ailleurs, Riaaz Gulbul  affirme avoir reçu Rs 1,5 million de la mère de Peroomal Veeren pour la défense de Parwiza Jeeva.  Alors que Raouf Gulbul avait affirmé, lors de son audition, que c’est l’oncle de la condamnée qui l’avait approché pour retenir ses services. 

Paul Lam Shang Leen (PLSL) : Vous étiez présent au bureau lorsque la fille Jeeva a été arrêtée ? Vous la connaissiez ?

Riaaz Gulbul (RG) : Oui. Je la connais car elle venait souvent au bureau en compagnie de la mère de Peroomal Veeren, lorsque ce dernier était en prison. D’ailleurs, la première fois, elle s’était présentée comme Mme Peroomal Veeren. 

PLSL : Qui effectuait les paiements ?

RG : C’était la mère de Peroomal Veeren. Lorsque Parwiza Jeeva a été arrêtée, c’est la sœur du caïd qui avait accompagné sa mère. Elle a dit que Peroomal Veeren a envoyé de l’argent pour la défense de Parwiza Jeeva.

PLSL : Mais sur les reçus que vous avez faits, vous avez écrit que c’est l’oncle de Parwiza qui s’est occupé des paiements.

RG : Il était venu pour avoir un avis légal lorsque Parwiza et son frère ont été arrêtés. Mais il n’est plus jamais revenu. 

PLSL : Ce n’est pas ce que votre patron a dit, ni ce qui est écrit sur les reçus.

RG : Je maintiens ce que j’ai dit. J’agissais selon les instructions de Raouf Gulbul. La mère de Peroomal Veeren est venue à deux reprises. À chaque fois, elle a remis Rs 750 000. L’avocat n’était pas là. 

PLSL : vous avez aussi dit que vous avez souvent fait convertir des roupies en devises pour Raouf Gulbul. Comment cela s’est-il passé ?

RG : Je prenais ses roupies et j’allais les convertir en livres sterling dans deux commerces populaires. J’y allais deux à trois fois par semaine. À chaque fois, c’était au minimum £ 1 000. Des fois, j’y allais plusieurs fois par jour. Il n’y a jamais eu de reçu. 

PLSL : Avez-vous déjà vu Sada Curpen ?

RG : Il venait souvent, même les samedis lorsque Raouf Gulbul ne travaillait pas. Il venait au bureau pour lire les journaux.

PLSL : Il n’y a rien de mal à ce qu’un client aime son avocat…

RG : Une fois, j’ai entendu une conversation entre Sada Curpen et l’avocat. Ce dernier a informé son ami que sa femme allait se rendre en France. Sada devait contacter son frère pour s’occuper du séjour de Mme Gulbul.

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Il n’est pas le seul avocat cité lors des auditions devant la Commission d’enquête sur la drogue mais il en est certainement le plus diversement commenté. Pour cause, plusieurs témoignages accablants jouent en sa défaveur. Retour sur cet avocat-politicien dont le nom est cité dans des affaires de drogues depuis plus de 20 ans.

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