Zimbabwe: Washington appelle à la retenue et à «un retour rapide à la normale»

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Les Etats-Unis entretiennent des relations très tendues avec le Zimbabwe de Robert Mugabe, auquel ils ont imposé des sanctions économiques.

Les Etats-Unis entretiennent des relations très tendues avec le Zimbabwe de Robert Mugabe, auquel ils ont imposé des sanctions économiques.

Les Etats-Unis ont appelé mercredi les dirigeants zimbabwéens à la «retenue» pour «permettre un retour rapide à la normale», alors que l'armée du Zimbabwe a placé le président Robert Mugabe en résidence surveillée et pris le contrôle de Harare.

«Le gouvernement américain est préoccupé par les récents actes des forces militaires du Zimbabwe», a déclaré à l'AFP un responsable du département d'Etat. «Les Etats-Unis ne prennent pas partie dans les questions de politique intérieure zimbabwéenne» mais, en règle générale, «ils n'approuvent pas l'intervention de militaires dans les processus politiques», a-t-il ajouté.

«Nous appelons tous les dirigeants zimbabwéens à faire preuve de retenue, à respecter l'Etat de droit et les droits de tous les citoyens protégés par la Constitution, et à résoudre rapidement les différends afin de permettre un retour rapide à la normale», a insisté ce responsable.

Il a rappelé que l'ambassade des Etats-Unis à Harare avait recommandé plus tôt mercredi aux ressortissants américains de rester chez eux en raison des «incertitudes politiques».

Les Etats-Unis entretiennent des relations très tendues avec le Zimbabwe de Robert Mugabe, auquel ils ont imposé des sanctions économiques.

Malgré les apparences contraires, les militaires ont assuré que leur intervention n'était pas «un coup d'Etat militaire contre le gouvernement» et que leur opération était dirigée contre l'entourage de Robert Mugabe, 93 ans. L'entrée en scène de l'armée se joue sur fond de lutte pour la succession du plus vieux dirigeant en exercice de la planète.

Le président Mugabe a lui fait savoir qu'il était retenu à son domicile par les militaires, dans un entretien téléphonique avec son homologue sud-africain Jacob Zuma rapporté par Pretoria. Et l'Union africaine (UA) a dénoncé «ce qui apparaît comme un coup d'Etat», exigeant «immédiatement le rétablissement de l'ordre constitutionnel».

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