Les diabétiques ne sont pas bien traités à Maurice, dit le ministre Husnoo

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Anwar Husnoo, ministre de la Santé, prône la décentralisation des soins pour les diabétiques.

Anwar Husnoo, ministre de la Santé, prône la décentralisation des soins pour les diabétiques.

«Est-ce qu’à Maurice nous traitons bien les diabétiques ? Malheureusement la réponse est non. Nou pa okip diabet bien a Maurice», concède Anwar Husnoo. Le ministre de la Santé intervenait à l'Emmanuel Anquetil Building, Port-Louis, à l’occasion de la Journée mondiale du diabète le 14 novembre.

«Premièrement le problème se situe à l’hôpital. Je sais que je suis ministre mais je l’avoue», lance Anwar Husnoo. «Sans que le médecin n’ausculte le patient, il a fini d’écrire la prescription pour six mois. Ce n’est pas bon et nous ne pouvons pas continuer comme cela.»

Et de poursuivre : «Akoz sa ti pran 350 medsin pé met dans dispensaire, mediclinic.» Le ministre Husnoo prône la décentralisation des soins pour les diabétiques. Ces derniers seront examinés entièrement : reins, yeux etc. «En d’autres mots, il faut prodiguer les meilleurs traitements aux diabétiques dans les hôpitaux et les dispensaires.»

La femme et le diabète

Le thème de la Journée mondiale du diabète choisi par l’Organisation mondiale de la Santé cette année est : la femme et le diabète. A travers le monde, elles sont 2 millions de femmes à mourir du diabète tous les ans, note Anwar Husnoo.

Le diabète est particulièrement dangereux pour la femme enceinte. Son bébé peut être affecté au cœur et souffrir d’anormalité.

«La situation à Maurice est très inquiétante», signale le ministre. Ils sont 250 000 adultes à Maurice à être affectés par le diabète et 200 000 encore sont pré-diabétiques. La prévalence est de 22 % parmi les hommes et de 23 % chez les femmes.

Il y a entre 400 et 450 amputations dues au diabète par an à Maurice. Sur le plan mondial, le chiffre est d’un million.

Le premier facteur est la mauvaise alimentation. La deuxième est le manque d’activité physique. Un autre facteur de risque est le poids. Il y a plus de femmes obèses, prévient le ministre, de surcroît médecin. Anwar Husnoo met aussi en cause le comportement de certains patients qui ne prennent pas leurs médicaments régulièrement.

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