Dopage: la Russie pessimiste avant une réunion cruciale de l’AMA

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Le ministre russe des Sports Pavel Kolobkov lors d'une allocution au symposium annnuel de l'AMA, le 13 mars 2017 à Lausanne

Le ministre russe des Sports Pavel Kolobkov lors d'une allocution au symposium annnuel de l'AMA, le 13 mars 2017 à Lausanne .

Obtenir la réintégration de la Russie parmi les pays en règle en matière de lutte antidopage «sera difficile», a estimé lundi le ministre russe des Sports Pavel Kolobkov à quelques jours d’une réunion cruciale de l’agence mondiale antidopage (AMA) à Séoul.

«Nous décollons aujourd’hui (lundi) pour Séoul, où nous allons convaincre les membres du conseil de surveillance de l’AMA de la nécessité de reconnaître la conformité de l’Agence russe antidopage (Rusada) au code mondial antidopage», a-t-il déclaré, cité par l’agence de presse R-Sport.

«Cela va être difficile, parce qu’ils ont imposé comme condition la reconnaissance sans conditions du rapport McLaren, ce qui est impossible», a-t-il poursuivi.

A Séoul, lors d’un comité exécutif mercredi, puis d’un conseil de fondation jeudi, le gendarme mondial de la lutte antidopage doit décider de la levée ou non de la suspension de la Rusada, deux ans après les premières révélations sur un système de dopage impliquant de nombreux rouages de l’Etat, du ministère des Sports aux services secrets, le FSB.

L’AMA attend toujours une reconnaissance claire par Moscou des conclusions accablantes du rapport qu’elle avait commandé au juriste canadien Richard McLaren en 2016.

La semaine dernière, l’agence a augmenté la pression en affirmant être en possession d’une base de données informatique contenant les détails des contrôles réalisés entre 2012 et 2015 par le laboratoire de Moscou.

«En croisant ces nouvelles données (...) la base de preuves de l’AMA est renforcée», a affirmé l’agence.

Le Comité d’enquête russe a annoncé lundi être «prêt à coopérer» avec l’AMA pour enquêter sur cette base de données et d’éventuelles violations des règles antidopage qui y seraient découvertes.

La décision de l’AMA pourrait aussi influencer le Comité international olympique (CIO), qui attend les résultats des travaux de deux commissions internes et n’a pas encore dit si la Russie serait la bienvenue aux Jeux olympiques de Pyeongchang (Corée du Sud), en février.

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