Apnée du sommeil: mieux diagnostiquer les patients pour retarder la maladie d'Alzheimer

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Le syndrome d'apnée du sommeil touche 10 à 15% des Français.

Le syndrome d'apnée du sommeil touche 10 à 15% des Français.

Le syndrome d'apnée obstructive du sommeil (SAOS) expose les sujets âgés à un risque plus élévé de développer la maladie d'Alzheimer, indique une étude américaine publiée ce vendredi.

Le syndrome d'apnée obstructive du sommeil (SAOS) peut conduire à des déficiences cognitives et accélérer le vieillissement du cerveau chez des seniors en bonne santé, selon les résultats de cette étude menée par des chercheurs de la New York University School of Medicine.

Ces derniers ont constaté que les troubles respiratoires noctures favorisaient l'accumulation de plaques amyloïdes dans le cerveau, caractéristiques de la maladie d'Alzheimer, exposant ainsi les sujets à plus de risques.

Pour les besoins de ces travaux, 208 personnes âgées de 55 à 90 ans sans anomalies cognitives ont été suivies. Parmi elles, plus de 50% présentaient un syndrome d'apnée obstructive du sommeil (SAOS), dont 36,5% à un niveau léger et 16,8% de modéré à sévère.

Le syndrome d'apnée du sommeil, qui touche 10 à 15% des Français et 30 millions d'Américains, est considéré minime lorsque le nombre d'apnées et d'hypopnées pendant la nuit est compris entre cinq et 15 par heure de sommeil. Il est modéré si ce nombre est compris entre 15 et 30, et sévère s'il est supérieur à 30.

L'étude constate une corrélation entre la sévérité du syndrome et l'importance du dépôt de plaques amyloïdes dans le cerveau. Plus les pauses respiratoires sont nombreuses dans un laps de temps d'une heure, plus le dépôt de ces plaques est élevé. 

Ces changements observables dans le cerveau de sujets sains se produisent à un stade très précoce de la maladie, avant l'évaluation clinique, souligne l'étude. 

Pour les auteurs, traiter les patients victimes de SAOS pourrait retarder le déclin cognitif et la démence chez un grand nombre de patients âgés.

Pour ce faire, il faudrait tout d'abord réussir à diagnostiquer les personnes âgées, qui bien souvent ne souffrent d'aucun symptôme (ni somnolence, ni troubles métaboliques ou cardiovasculaires), avec de nouveaux outils, concluent les scientifiques.

Ces travaux ont été publiés dans la revue «American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine».

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