Israël détient les corps de cinq Palestiniens tués dans la destruction d’un tunnel

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Des soldats israéliens patrouillent à proximité de la frontière avec la bande de Gaza, le 30 octobre 2017

Des soldats israéliens patrouillent à proximité de la frontière avec la bande de Gaza, le 30 octobre 2017

L’armée israélienne a annoncé dimanche détenir les corps de cinq des douze militants palestiniens tués lors de la destruction à l’explosif en territoire israélien d’un tunnel provenant de la bande de Gaza.

L’armée n’a pas précisé sous quelles conditions elle rendrait ces cinq corps à leur famille dans l’enclave palestinienne.

Des médias israéliens ont toutefois indiqué qu’ils serviraient probablement de monnaie d’échange contre des corps de soldats israéliens portés disparus à Gaza et conservés par le Hamas, le mouvement islamiste qui gouverne Gaza.

«Tous (ces militants) ont été tués ou sont morts en territoire israélien et non dans la bande de Gaza», a indiqué à l’AFP le porte-parole militaire Jonathan Conricus.

Israël a détruit le tunnel le 30 octobre après l’avoir placé sous surveillance durant une période non précisée.

Deux des 12 hommes tués faisaient partie de la branche armée du Hamas tandis que les dix autres militants étaient des membres du Jihad islamique.

Ce groupe radical allié du Hamas avait affirmé vendredi que les corps de cinq de ses hommes étaient toujours dans le tunnel.

Lors de la guerre dévastatrice dans la bande de Gaza à l’été 2014, le Hamas avait eu recours à des tunnels pour mener des attaques en Israël. A l’époque, Israël avait justifié son opération militaire à Gaza par la volonté de faire cesser les tirs de roquettes sur son territoire mais aussi de détruire ces tunnels creusés sous l’enclave palestinienne.

Les corps de deux soldats israéliens tués durant la guerre de 2014 seraient toujours dans la bande de Gaza.

Le Hamas détiendrait par ailleurs trois civils israéliens, présentés comme psychologiquement instables, qui seraient entrés dans la bande de Gaza.

En 2011, des négociations indirectes avaient conduit à un accord sur la libération par Israël de plus de 1.000 prisonniers palestiniens en échange de celle du soldat franco-israélien Gilad Shalit, qui était détenu depuis 2006 par le Hamas.

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