Grand-Gaube: il retire de l’eau des… requins au lieu de poissons

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Un requin-tigre et un requin bouledogue auraient été «pris au piège» près de la ferme aquacole de Grand-Gaube.

Un requin-tigre et un requin bouledogue auraient été «pris au piège» près de la ferme aquacole de Grand-Gaube.

Il était parti pêcher, lundi. Mais au lieu d’attraper des poissons, ce sont des requins qu’il a sortis de l’eau. Depuis, les photos de cette «prise» font le buzz sur Facebook. C’est vers 6 h 30 que l’habitant de Grand-Gaube, âgé de 18 ans, a quitté la maison pour aller titiller le poisson. Mais, dans le lagon, il s’est retrouvé nez à nez, ou plutôt nez à nageoire avec un requin-tigre et son «cousin», le requin bouledogue.

Il faut dire que l’un d’eux était déjà mort. Alors que l’autre s’est retrouvé accroché à l’hameçon que le jeune homme avait lancé la veille… Les deux squales se trouvaient, en fait, à proximité de la ferme aquacole de Grand-Gaube. Ont-ils été attirés par les poissons élevés en captivité ?

Joint au téléphone, Even David, propriétaire de ladite ferme, affirme qu’il est tout à fait normal de trouver des requins à proximité du site. «Toulétan finn éna rékin dan Grand-Gaube. Kot éna pwason zot la. Li normal rékin bizin dan lamer…»

Un requin-tigre et un requin bouledogue auraient été «pris au piège» près de la ferme aquacole de Grand-Gaube.

Quoi qu’il en soit, les photos du jeune homme et de ces requins ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Le groupe No To Fish Farming montre les crocs, déclarant que l’on court – ou nage – tout droit vers un véritable désastre «social, écologique et économique».

Dans une note, ils affirment avoir prévenu les autorités quant aux effets néfastes de l’aquaculture sur l’écosystème marin. Et ce, depuis plusieurs mois. Mais «le gouvernement semble prendre les choses à la légère». De plus, à cause des sites aquacoles «les requins deviennent sédentaires et sont de plus en plus nombreux en raison d’une grande concentration de nourriture et de vibrations». Des propos souvent repris par des pêcheurs, de Grand-Gaube, notamment.

Pourtant, le 11 juillet dernier, le ministre de la Pêche a ouvert le dossier de l’aquaculture au Parlement. Prem Koonjoo a affirmé qu’il n’y a pas eu d’attaque de requin depuis 2002, soit depuis la mise sur pied de la ferme d’aquaculture à Mahébourg.

N’empêche que, des épisodes comme celui-ci sont de plus en fréquents, semble-t-il. Les photos montrant des requins morts ou à proximité des fermes dédiées à l’aquaculture sortent souvent la tête hors de l’eau sur Facebook.

Est-ce vraiment le fruit de mer du hasard ?

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