C1 - Qualifié, le Bayern est au pied du mur

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Qualifié pour les 8e de finale de la Ligue des champions, Munich s'est offert du temps et de la sérénité, mais l'entraîneur Jupp Heynckes sait qu'il a encore du chemin à faire pour ramener le club au sommet du football européen.

Six matches, six victoires, 14 buts marqués, deux encaissés, contre des adversaires qui n'étaient pas tous des seconds couteaux. Le retour sur le banc de l'entraîneur du triplé de 2013 (coupe-championnat-Ligue des champions) est réussi, et le Bayern a déjà oublié Carlo Ancelotti, limogé brutalement fin septembre après la gifle reçue à Paris en Ligue des champions (3-0).

«Depuis que Jupp est là, nous avons un maximum de réussite», s’enthousiasme l'ailier néerlandais Arjen Robben, heureux de la qualification décrochée à Glasgow sur le terrain du Celtic (2-1).

Deux matches test avant Noël

Deux énormes rendez-vous attendent maintenant les champions d'Allemagne, leaders de la Bundesliga: un déplacement samedi à Dortmund, le rival historique actuel deuxième du classement. Et la réception du PSG le 5 décembre à Munich, pour le dernier match de la phase de poules de C1.

Cette dernière rencontre devrait livrer le nom du vainqueur du groupe B. Si le Bayern et le PSG gagnent chacun leur prochain match contre Anderlecht et Glasgow, il faudrait ensuite que les Allemands s'imposent à la différence de buts particulière contre le PSG pour prendre la tête du groupe.

«Avec le 3-0 de l'aller, Paris Saint-Germain a un avantage énorme», concède Heynckes: «Pour nous, la priorité c'était d'atteindre les 8e de finale. Nous l'avons fait. Tout le reste est du domaine des vœux pieux».

Gagner par quatre buts d'écart face au monstre parisien paraît peu réaliste. Mais ce match sera pour le «nouveau» Bayern d'Heynckes une occasion de s'étalonner au plus haut niveau européen. 

Les valeurs d'Heynckes

«La composition de l'équipe d'Heynckes, et l'état d'esprit de ses joueurs» expliquent, selon le magazine Kicker, l'actuelle réussite.

Le coach de 72 ans a non seulement rétabli une équipe-type, mais il a également refaçonné la mentalité du groupe. 

Son credo, publiquement affiché et inlassablement répété: «Jouer pour ne pas prendre de buts». Son exigence pour y parvenir: «que chacun joue pour le collectif» et s'implique dans les tâches défensives, ce qui n'était plus toujours le cas à la fin de l'ère Ancelotti. 

Sa méthode: rigueur, discipline et entraînements intensifs. Et beaucoup d'entretiens en tête-à-tête avec les joueurs, pour leur expliquer ses choix et les motiver. Le travail semble notamment avoir payé avec le gardien Sven Ulreich, parfois découragé d'être comparé en permanence à Manuel Neuer, absent pour plusieurs mois (fracture du pied droit).

Un problème d'avant-centre

«Robert Lewandowski n'est jamais blessé», avait lancé l'an dernier le patron du Bayern Karl-Heinz Rummenigge pour justifier de ne pas avoir dans l'effectif un deuxième avant-centre de métier. De fait, le Polonais n'a manqué qu'un match de Ligue des champions la saison passée, mais c'était contre le Real Madrid. Et le Bayern a été éliminé.

Contre le Celtic mardi, l'absence du buteur, légèrement touché à la cuisse samedi en championnat, a également été très préjudiciable.

«Ce serait bien si j'avais un peu plus de temps de repos», dit pourtant Lewandowski, «aucun joueur ne peut jouer 90 minutes, tous les trois jours et toute la saison».

La direction du club a laissé entendre que, si une opportunité se présentait au mercato d'hiver, un deuxième attaquant de pointe pourrait éventuellement être recruté. «Mais nous n'allons pas acheter un joueur dans la précipitation», assure le directeur sportif Hasan Salihamidzic, «Il faudrait trouver un attaquant capable de faire progresser l'équipe, tout en acceptant d'être la doublure de Lewandowski».

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