Engagisme: quand l’Inde émet ses souhaits

Avec le soutien de
Le «geet gawai» est inscrit sur la liste du patrimoine mondial.

Le «geet gawai» est inscrit sur la liste du patrimoine mondial.

Après l’Aapravasi Ghat et le geet gawai, inscrits sur la liste du patrimoine mondial, quels autres aspects de la culture indienne Maurice peut-il promouvoir ? Ce ne sont pas les propositions qui manquent du côté d’Abhay Thakur, haut-commissaire de l’Inde à Maurice. Il intervenait ce lundi 30 octobre à l’hôtel Intercontinental à Balaclava, lors de la première réunion du comité scientifique international qui se penche sur l’élaboration de la Route de l’Engagisme.

«girmitya», version altérée du mot anglais «agreement»

Abhay Thakur a d’abord expliqué que le terme «girmitya» – utilisé pour immigrant – est une version altérée du mot anglais «agreement». Avant de souligner que cette première réunion du comité scientifique arrive «un peu tard».

Le haut-commissaire a rappelé que cela fait 11 ans depuis que l’Aapravasi Ghat est inscrit sur la liste du patrimoine mondial. Et que coïncidence, les travaux pour définir une Route de l’Engagisme démarrent l’année des 100 ans de l’abolition de l’engagisme. «Cela arrive grâce à la persévérance du gouvernement mauricien.»

Cela fait 11 ans depuis que l’Aapravasi Ghat est inscrit sur la liste du patrimoine mondial.

Danse folklorique traditionnelle marathi et récitation du Ramayana

Dans la foulée, Abhay Thakur a proposé plusieurs autres aspects de la culture hérités des «girmitya» qui méritent d’être mieux connus, voire d’être inscrits sur la liste du patrimoine mondial. Il a cité le «jhakri», danse folklorique traditionnelle marathi, ainsi que la récitation du Ramayana. Autant de pratiques «qui n’existent plus sous cette forme-là en Inde».

Abhay Thakur a aussi proposé que le comité scientifique soit assorti de réunions interministérielles. Cela pourrait à terme aboutir à un «girmitya summit», s’est-il enthousiasmé.  

Route de l’Engagisme et Route de l’Esclave

La Route de l’Engagisme est un projet qui a été approuvé par l’Unesco. Cela suit le modèle de la Route de l’Esclave, un projet de l’Unesco qui avait été lancé en 1994.

Le ministre des Arts et de la culture Prithviraj Roopun a souligné pour sa part que ces projets sont complémentaires. «Cela permet d’étudier deux grands déplacements de population de l’histoire.»

Retracer le parcours des engagés dans le monde

L’objectif de la Route de l’Engagisme est de retracer le parcours des engagés dans le monde et ainsi mettre en réseaux tous les pays où les travailleurs engagés ont posé le pied. Une mise en commun des ressources historiques est aussi à l’agenda.

Le comité scientifique international travaille sur un calendrier 2017-2020. Le secrétariat de la Route de l’Engagisme est établi à l’Aapravasi Ghat.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires