Poste-de-Flacq: «Je travaillerai tant que ma santé me le permettra» dit Jaywantee, 75 ans

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Jaywantee Ragoonath tisse les balais à l’ombre d’un manguier. Ainsi, la poussière l’importune moins

Jaywantee Ragoonath tisse les balais à l’ombre d’un manguier. Ainsi, la poussière l’importune moins

Impossible de ne pas l’apercevoir avec ses tiges de «fatak» lorsque nous sillonnons le village de Poste-de-Flacq. Elle, c’est Jaywantee Ragoonath. À 75 ans, l’habitante de la localité est toujours active.

Si elle n’est pas en train de nourrir les animaux dans sa cour, elle s’adonne à d’autres activités comme la confection de «balyé fatak» ou la vente de fruits qu’elle obtient de son verger. Sa devise : «Tan ki lamin lipié enkor bon ek lasanté korek, nou travay.» 

Assise à l’ombre d’un manguier, Jaywantee profite de l’air frais et tresse ses «balyé fatak» tranquillement sans trop se soucier du soleil de plomb à l’extérieur. Souriante, elle raconte qu’elle s’affaire à la confection de ces balais traditionnels depuis le matin.

Très habile avec son aiguille qu’elle appel «souwa», elle veut tout finir aujourd’hui. «Dépi gramatin mo la. Kan ranz sa balyé la, sa fer bokou lapousier. Pa kapav fer sa andan lakaz. Enn plas deor em meyer. Mo pou fini tou azordi.» 

«Si le soleil ne joue pas à cache-cache, l’étape du séchage prendra 15 à 20 jours. Au cas contraire, il faut attendre un mois entier.» 

Elle s’adonne à cette tâche une fois l’an. Elle attend que ses «fatak» fleurissent avant de pouvoir couper les tiges et les mettre à sécher. Puis elle patientera encore un peu avant de les tresser et les vendre. «Si le soleil ne joue pas à cache-cache, l’étape du séchage prendra 15 à 20 jours. Au cas contraire, il faut attendre un mois entier.» 

Outre les «fatak», elle s’occupe quotidiennement de ses animaux. Elle se lève à 6 heures tous les jours pour nourrir ses chèvres et ses boucs en allant chercher du fourrage dans les terrains vagues non loin de chez elle. 

Mère de neuf enfants, elle s’est tout le temps débrouillée aux côtés de son mari, qui n’est plus de ce monde, et elle en a gardé l’habitude. Une fois qu’elle aura fini avec ses animaux, elle fera un petit tour dans son verger pour cueillir des fruits qu’elle posera sous le manguier au cas où un passant voudrait en acheter.

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