Queen Victoria: les melons d’eau sont là, les voleurs aussi

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(De g. à dr.) Roshan Perwanee, son ami Kendy et Vinod Boodhoo. Ce dernier patiente encore quelques jours avant de pouvoir récolter ses melons d’eau.

(De g. à dr.) Roshan Perwanee, son ami Kendy et Vinod Boodhoo. Ce dernier patiente encore quelques jours avant de pouvoir récolter ses melons d’eau.

Nous sommes entrés dans la saison de récolte des melons d’eau. Les planteurs pourront enfin monnayer leur dur labeur. Si la satisfaction est au rendez-vous et que des étals se remplissent petit à petit, ils sont néanmoins sur le qui-vive. La raison : la récolte est aussi synonyme de pillage. 

«Il y a autant de voleurs qui rôdent dans les environs que de fruits dans mon verger»

À entendre Roshan Perwanee, assis à l’ombre d’un van au bord de la route entouré de melons d’eau fraîchement cueillis, il est devenu coutume entre planteurs et voleurs de jouer au chat et à la souris. «Je plante des melons d’eau depuis dix ans. Je peux vous dire qu’il y a autant de voleurs qui rôdent dans les environs que de fruits dans mon verger. Avant la récolte, ce n’est pas un problème car ils n’ont rien à se mettre sous la dent. Mais dès que la saison de la récolte approche, ils passent à l’attaque.» 

Des champs entiers ont été pillés durant la nuit 

Selon ses dires, des champs entiers ont été pillés au milieu de la nuit dans le passé. De ce fait, il passera la plupart de son temps à assurer la surveillance de son champ en cette période de récolte. Il accompagnera l’un des gardiens qu’il emploie pour surveiller son champ. Il rentrera chez lui tôt le matin et retournera dans le champ vers midi. 

«Aswar bizin éna dé gardien. J’accompagne l’un d’entre eux de manière aléatoire, cela afin de les dissuader de piller le champ eux-mêmes. Quand les ouvriers arrivent à 6 heures, je rentre chez moi pour me reposer et je reviens à midi.» 

Il fustige le fait que les pilleurs ne réalisent pas les efforts et les dépenses des planteurs tout au long de l’année pour produire un tel fruit. Entre le loyer des champs, les dépenses pour la tuyauterie, la main-d’oeuvre et les pertes, les planteurs comptent sur cette récolte pour pouvoir investir davantage. «Parfois, on arrive à peine à sortir la tête hors de l’eau après la vente.» 

Dame Nature ne lui a pas souri 

Même son de cloche à côté de Vinod Boodhoo. Il avance avoir dépensé Rs 50000 en tuyauterie pour pouvoir arroser son champ de 4 arpents. Pour ce dernier, dame Nature ne lui a pas été favorable cette année car il aurait dû récolter le double. 

«Il n’y a pas eu autant de pluie que j’espérais.» En ce moment, il attend toujours que ses melons d’eau soient prêts. Un peu de patience et dans une dizaine de jours il pourra débuter sa récolte. Entre-temps, il protège son champ contre les mouches à fruits, une autre nuisance qui peut faire des dégâts conséquents. 

En ce qui concerne les voleurs, il raconte avoir connu des mésaventures, non seulement dans les champs de melons d’eau, mais aussi dans ses plantations d’ananas. Quant à son champ de melons d’eau, il doit se préparer à éviter les pilleurs. Le gardien est sur place et il compte aussi passer plusieurs nuits à surveiller sa précieuse récolte.

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