Poudre-D’or: sur les traces du Saint-Géran

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Poudre-d’Or. Un village dont le nom, à lui seul, fait rêver. Y trouve-t-on réellement de la poudre d’or comme le laisse entendre son nom ? Pas si sûr, au grand désarroi d’un certain explorateur Polonais qui y serait venu en 1769, en quête d’or. En revanche, ce qui est certain, c’est que la principale richesse du lieu réside dans son histoire. D’ailleurs, les traces du temps toujours présentes sont mises en valeur dans tout le village.

Jusqu’à présent, c’est Bernardin de Saint-Pierre, auteur du roman Paul et Virginie, qui a donné l’explication la plus plausible expliquant l’origine du nom de Poudre-d’Or. L’écrivain attribue celui-ci au sable caractéristique de ce village côtier qui y est de la couleur de l’or.

C’est aussi un peu à Bernardin de Saint-Pierre que le village doit sa notoriété. Lui, dont le nom a été rattaché à l’histoire de Paul et Virginie, allant même jusqu’à avoir une plage publique qui y est dédiée. En effet, c’est au large de Poudre-d’Or que le Saint-Geran, bateau dans lequel périrent les légendaires personnages, fit naufrage. Pour ne jamais oublier cet épisode, un front de mer avec un monument ainsi qu’un point de vue ont été aménagés, face au lieu où le Saint-Géran s’abîma en mer.

Revivre «Paul et Virginie»

«Paul et Virginie fait partie de la vie des habitants. Beaucoup de touristes et visiteurs viennent ici pour voir cette plage et essayer de revivre un peu cette histoire célèbre à Maurice, mais aussi ailleurs», dit Dewoo Ramlogun, la soixantaine, un habitant du coin. Il explique que le tourisme est devenu l’une des principales activités du village mais que la pêche tient toujours une place primordiale. Pour preuve : les deux jetées, et les pirogues presque aussi nombreuses que les bateaux de plaisance le long de cette côte. Sans compter les barachois du village où se fait l’élevage de crabes et de bambaras.

Poudre-d’Or est aussi riche des plus anciens bâtiments du pays. Son hôpital, se spécialisant aujourd’hui dans le traitement des maladies de la poitrine, se trouve dans un bâtiment colonial datant de 1864. L’édifice en pierre et en tôle tient encore fièrement debout dans un coin paisible du village. Du côté opposé de la localité se trouve une autre construction d’un autre temps : l’Église catholique Sainte Marie Reine. Initialement dédiée à Sainte Philomene, celle-ci a été achevée en 1847 et est vieille de plus de 170 ans.

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