Poudre-d’or: les pêcheurs préoccupés quant au devenir de leur gagne-pain

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Ces cylindres en béton, selon les dires des pêcheurs, ont été construits par une firme chinoise.

Ces cylindres en béton, selon les dires des pêcheurs, ont été construits par une firme chinoise.

La crainte s’est installée chez plusieurs pêcheurs de la région. En effet, au débarcadère de Poudre-d’Or, ils sont plusieurs, voire une dizaine, à être dans le doute. Pour cause ! Depuis quelque temps, de gros objets de forme cylindrique ont fait leur apparition sur la plage.

Selon les dires de quelques-uns de ces pêcheurs, une firme chinoise les aurait posés là. Les Chinois, disent-ils, s’adonneront bientôt à l’aquaculture dans la région. Angoissés, stressés comme ils le sont, plusieurs parmi eux n’arrivent plus à fermer l’oeil la nuit. Cela dure depuis trois mois.

Ils ont appris à travers une source sûre qu’une firme chinoise s’implantera sur la plage de Poudre-d’Or bientôt. Or, disent-ils, la pêche est leur seul gagne-pain. «Comment va-t-on faire pour nourrir notre famille ?» ne cessent de répéter ces hommes.

Qui plus est, depuis l’apparition de deux firmes aquacoles dans la région, les poissons se font rares. «Poudre-d’Or était autrefois renommé pour son poisson frais et sa mer riche», se remémorent-ils. D’ajouter que maintenant, les habitants préfèrent se rendre à Pereybère pour acheter du poisson.

Les habitants et les quelques habitués de l’endroit sont, eux, en colère. Ils déplorent les dangers possibles sur cette plage. Plusieurs morceaux de ferraille rouillée ont été jetés à la mer. Ce qui représente un réel danger pour les nageurs. «Taler ou pou trouvé kan pou zet dan dilo, éna pou blessé la», s’indignent-ils.

À l’approche des vacances scolaires, soulignent les habitants de la région, cette plage grouille de monde pendant la journée. Faudrait-il s’attendre à un drame avant que les autorités concernées ne prennent des actions concrètes ? se demandent-ils.

Quoi qu’il en soit, les pêcheurs, eux, ne comptent plus rester les bras croisés. Ils veulent désormais entreprendre des démarches pour se faire entendre. Car, pour eux, il est inconcevable que l’avenir de leur travail puisse être menacé. Ou pire, que l’accès au débarcadère leur soit interdit. Comme c’est le cas sur la plage où se situent les deux autres firmes d’aquaculture à Poudre-d’Or.

L’express a tenté d’en savoir plus sur cette firme chinoise et sur la nature de son projet. Mais il est impossible pour l’heure de savoir ce que cache ce projet. Sur place, il n’y a aucun panneau indicateur.

Toutefois, une source officielle a bel et bien affirmé que ces objets appartiennent à une compagnie chinoise et que cette dernière fera bientôt de l’élevage dans la localité.

Les pêcheurs déplorent aussi l’insécurité pour ceux qui viennent nager.

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