Commission drogue: la carrière du jockey Reaz Hoolash menacée ?

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La maison des parents de Reaz Hoolash (en médaillon) et le terrain que le jockey aurait acheté pour Rs 1,4 M.

La maison des parents de Reaz Hoolash (en médaillon) et le terrain que le jockey aurait acheté pour Rs 1,4 M.

Il affirme avoir la conscience claire. Mais la commission d'enquête sur la drogue a noté plusieurs anomalies dans la déposition du jockey Reaz Hoolash.

Pour la deuxième semaine consécutive, le jockey Reehaze Hoolash, connu comme Reaz, ne s’est pas vu confier de monte pour la journée de courses. La semaine dernière, l’entraîneur Vincent Allet avait volontairement décidé de l’écarter de deux courses. Pourtant, du côté du Mauritius Turf Club, on confirme que le jockey de 30 ans a bel et bien participé aux entraînements durant la semaine. Un véritable coup dur pour le principal concerné, qui craignait justement que son travail soit affecté à l’issue de sa convocation devant la commission d’enquête sur la drogue, le 12 octobre.

Un adepte des jeux de hasard Qui est Reaz Hoolash ?

À l’âge de 20 ans, soit en 2007, l’habitant de TerreRouge débute sa carrière en tant que jockey au Champs-de-Mars. Il soutient qu’il ne «gagne pas beaucoup» en tant que jockey et qu’il«tente sa chance» aux casinos et autres maisons de jeux. Il a d’ailleurs été interrogé à ce sujet par Paul Lam Shang Leen. Rien qu’en 2014, environ Rs 200 000 ont été retirées de son compte bancaire pour les jeux de hasard. Il ne parviendra pas à expliquer la provenance des dépôts et retraits en liquide effectués sur son compte ces trois dernières années.

Arrestation En mai 2017, premier coup de massue pour le jockey.

Il est arrêté par la Criminal Investigation Division de Plaine-Verte pour avoir agressé un policier. Il n’aurait pas apprécié que l’offi- cier en question lui colle une contravention alors qu’il était stationné sur un trottoir. Il est actuellement en liberté conditionnelle après avoir fourni une caution en cour de Pamplemousses.

Naserah Vavra : l’amie d’enfance

Sa relation avec le couple Siddick Islam–Naserah Bibi Vavra a également été passée au peigne fin par la commission. Cette dernière soupçonne que Reaz Hoolash a été de connivence avec Siddick Islam pour blanchir de l’argent dans le giron hippique. Des appels téléphoniques échangés entre les deux protagonistes, d’une durée de 20 minutes chacune et effectués durant les jours des courses, suffisent à agrémenter le doute.

Reaz Hoolash insiste que sa «conscience est claire» à ce sujet. Il justi- fie sa proximité avec Siddick Islam par le fait que Naserah Bibi Vavra est une «amie d’enfance». Celle connue comme la Reine de Plaine-Verte confirme d’ailleurs les dires de Reaz Hoolash à l’express et dément un quelconque lien avec les courses hippiques. «Nou kouma fami. Mé zamé nounn fer bizness ansam. Ni mwa ni mo bolom kontan sa bann zafer lekours la», avait fait comprendre Naserah Bibi Vavra. Elle nie aussi le fait qu’elle soit la raison pour laquelle Reaz Hoolash a divorcé en 2015. Paul Lam Shang Leen avait, lui, laissé entendre le contraire pendant son audition.

Un terrain de Rs 1,4 million

Où a-t-il trouvé de l’argent pour acquérir un terrain de 100 toises, le 12 août 2016 ? Bien que Reaz Hoolash avance que des proches ont contribué à l’achat du terrain qui se trouve à côté de sa maison actuelle à TerreRouge, les membres de la commission restent sceptiques. Aucune transaction faite à ce sujet ne peut être retracée sur ses relevés de comptes bancaires. Le coût de la maison de ses parents, où il habite toujours, avoisine quant à elle, les Rs 10 millions. À nouveau, des contradictions ont été notées dans la version donnée par Reaz Hoolash lors de sa déposition. Il a été sommé de produire tous les documents y relatifs d’ici la semaine prochaine.

En attendant, même s’il se dit «serein», son avenir en tant que jockey reste incertain. Une source du MTC avance que les entraîneurs veulent écarter Reaz Hoolash pour ne pas «porter atteinte aux courses hippiques», surtout après les révélations jugées troublantes devant la commission d’enquête sur la drogue. Toutefois, notre interlocuteur dit ne pas savoir si c’est pour un temps indéfini. «Les entraîneurs sont libres de choisir et n’ont aucune obligation envers le jockey

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