[Audio] Actes d’intimidation allégués: «Des policiers descendront dans la rue», prévient l’inspecteur Boojhawon

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L’inspecteur Jaylall Boojhawon a animé une conférence de presse, ce vendredi 20 octobre.

L’inspecteur Jaylall Boojhawon a animé une conférence de presse, ce vendredi 20 octobre.

«Mo dir le commissaire de police, enough is enough!» L’inspecteur Jaylall Boojhawon est un homme en colère. Le président de la Police Officers Solidarity Union dénonce les «actes d’intimidation et de harcèlement» dont son syndicat et lui seraient victimes. Si cela continue, prévient-il, «nou pou désann dan lari, nou pou fer enn lamars pasifik».

L’inspecteur Jaylall Boojhawon a animé une conférence de presse, ce vendredi 20 octobre. Il soutient qu’il serait ciblé depuis ses interventions, en tant que président de la Police Officers Solidarity Union, sur deux radios privées. Une intervention concernait l’ingérence politique au sein de la police et l’autre sur les transferts punitifs.

Depuis, déplore-t-il, le Central Criminal Investigation Department (CCID) a ouvert une enquête. «J’ai été convoqué plusieurs fois après mes déclarations et après avoir déposé devant la commission d’enquête sur la drogue», dit-il. 

Ce n’est pas tout. «Le 9 octobre, raconte l’inspecteur Jaylall Boojhawon, une équipe du CCID a effectué une descente chez moi.» Constatant son absence, les officiers ont fait une entrée au poste de police le plus près, expliquant qu’ils étaient à sa recherche. «Suis-je un criminel ?» Il en est persuadé. «Zot pé met baton dan nou larou pou dir nou aret dénonsé, aret kozé.»

«Sé prémié fwa ki bann polisié pou désann dan lari ar zot fami pou dénons tou bann ingérences, tou bann misadministration, tou bann grievances bann polisié pé fer fas lor térin gramatin tanto.»

Devant cette situation, le président de la Police Officers Solidarity Union demande une rencontre avec le commissaire de police «si vraiment il a à cœur l’intérêt des policiers et des policières». Il dit souhaiter régler les problèmes une fois pour toute, pour le bien-être des policiers. 

Mais si Mario Nobin refuse d’écouter le syndicat, les policiers, poursuit l’inspecteur, n’auront d’autre choix que de manifester. «Sé prémié fwa ki bann polisié pou désann dan lari ar zot fami pou dénons tou bann ingérences, tou bann misadministration, tou bann grievances bann polisié pé fer fas lor térin gramatin tanto.»

Dans la foulée, il s’est dit navré que les deux lettres qu’il a adressées au bureau du Premier ministre soient restées sans réponse. Déplorant, dans la foulée, que des officiers de la Western Division se trouvent au bout du rouleau car ils doivent travailler au-delà des heures établies dans le cadre de la partielle à Belle-Rose–Quatre-Bornes. Qui plus est, ils n’obtiendraient aucune allocation pour ce faire.
 

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