Santa Sookho: des merveilles qui ne cessent d’émerveiller

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Dès 4 heures du matin elle est sur pied pour préparer ses galettes qui font merveille.

Dès 4 heures du matin elle est sur pied pour préparer ses galettes qui font merveille.

«Si ou gout mo mervey ou pou revinn asté.» Elle c’est Santa Sookhoo qui le dit. Cette habitante de Rivière-des-Créoles fait des merveilles, sans jeu de mots. Ces larges galettes croustillantes que l’on accompagne d’une sauce de tamarin et ou un chutney de pommes d’amour. Elle en prépare sur commande et occupe aussi une petite place sous la véranda d’un magasin à Mahébourg.

Mère de deux filles, elle fait des merveilles depuis 15 ans déjà. Au début, elle ne vendait que des confits. «Il faut apprendre tout le temps et trouver de quoi pour se débrouiller dans la vie.» Grâce à ce motto, elle a appris à préparer des merveilles auprès une cousine.

«Je vendais déjà des merveilles que j’achetais d’une dame avant. Mais elle n’était pas régulière. C’est à ce moment-là qu’une de mes cousines m’a encouragé à les préparer moi-même. Elle me l’a appris. Au début je préparais quelques-uns seulement, mais avec le temps je me suis améliorée et la clientèle a grandi. J’ai aussi commencé à avoir des commandes.»

Si elle a pu se faire une clientèle fidèle cela lui a de- mandé beaucoup d’efforts. Les merveilles requièrent au moins trois heures de préparation. Chaque matin elle se réveille à 4 heures pour en préparer un bon nombre avant de se rendre sur place à Mahébourg.

«Bizin lev boner tou lé zour mé monn fini abitié. Il faut pétrir la farine comme on fait pour les faratas. Puis il faut laisser les merveilles sécher pendant une heure. Il faut éviter le soleil ou la pluie. Il faut une température ambiante où l’air circule bien. Après il faut les passer dans l’huile le temps qu’ils deviennent croquants mais sans les brûler.»

Les jours où elle n’a pas de commande, elle prépare environ une cinquantaine de merveilles de plus pour la journée. Une fois les apprêts terminés, elle se prépare pour se rendre à Mahébourg. Là, elle est sûre que les passants goûteront à ses merveilles et que des habitués viendront en commander. En attendant les amateurs de merveilles, elle passe sa journée à préparer des confits et des salades aussi. Elle restera sur place jusqu’à 16 heures.

«Les commandes viennent de partout. Des employés de l’aéroport n’hésitent pas à se déplacer pour acheter mes merveilles. Les touristes aussi les adorent. C’est une découverte pour eux. Les Mauriciens établis à l’étranger passent souvent des commandes à travers leurs proches. Les merveilles leur rappellent Maurice, leurs racines», explique notre interlocutrice.

Toutefois, fait-elle remarquer, ses merveilles se vendaient plus il y a quelques années. Les enfants à l’époque, contrairement à ceux d’aujourd’hui, attendant que le marchand de merveilles passe avec une mallette bien fixée à sa bicyclette.

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