Rénovation du Saint Géran: «Kot bann autorités de surveillance ti été?» se demande Tania Diolle

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Tania Diolle, candidate du MP à la partielle au n°18, était face à la presse samedi 14 octobre.

Tania Diolle, candidate du MP à la partielle au n°18, était face à la presse samedi 14 octobre.

Elle s’est attardée sur le combat victorieux mené par le Forum citoyens libres (FCL) de Georges Ah Yan contre les travaux de rénovation entrepris par l’hôtel Le Saint Géran sur la plage de Poste-de-Flacq. «Je veux féliciter le FCL pour cette grande victoire dans la lutte pour la protection de l’environnement», dit Tania Diolle. C’était lors de la conférence de presse du Mouvement patriotique (MP), samedi 14 octobre.

L’hotel n’était, en effet, pas en conformité avec la Planning Guidance Policy du gouvernement. «C’est bien que les promoteurs aient reconnu leurs erreurs et aient pris l’engagement de restaurer l’environnement marin de cette partie de la côte.»

Toutefois, fait valoir Tania Diolle, si le FCL n’avait pas saisi la Cour, un tort immense aurait été fait à l’environnement. «Le promoteur aurait eu le champ libre.» Surtout que le ministre de l’Environnement, Etienne Sinatambou, a déclaré que tout se passe dans le respect de l’environnement. «C’est incroyable !»

Ce qui pose justement la question de l’implication des autorités concernées. «Kot bann autorités de surveillance ti été? Kot minister lozman? Kouma li posib ki bann promoter finn rési al osi lwin san réaksion de bann otorité?»

Solidarité totale

Autre sujet abordé : la situation des femmes cleaners. Le MP «comprend» la colère des femmes cleaners. Et pourquoi elles entameront une grève de la faim, lundi 16 octobre, à partir de 16 heures. «Il est inconcevable que des femmes cleaners qui travaillent depuis 10-15 ans n’ont pas de sécurité d’emploi et continuent à toucher Rs 1 500 par mois», lâche Tania Diolle.

«Le MP est en solidarité totale avec les syndicalistes Reaz Chuttoo et Jane Ragoo et les employées concernées», clame-t-elle. Selon les renseignements du parti, ajoute-t-elle, le ministère de l’Éducation a fait volte-face. Lors d’une réunion, le 28 août, il avait en effet été convenu que les femmes cleaners seraient embauchées comme General Workers et que leur salaire passerait de Rs 1 500 à Rs 9 000.

«Sa kalité dominer-la…»

«Le gouvernement est revenu sur ses promesses de les employer sur une base permanente.» Le plus grave, selon Tania Diolle, c’est que c’est la ministre de l’Éducation, «qui est une femme», qui a renversé cette décision. Pourtant, fait-elle ressortir, le ministère est parfaitement au courant de la situation de ces femmes cleaners. «Sa kalité dominer-la…»

Tania Diolle explique que le barème établissant l’extrême pauvreté est de Rs 3 000. Les femmes cleaners touchent, elles, Rs 1 500. Cela veut dire, constate-t-elle, que «éna travayer ki gagn mwins ki barem la Banque mondiale».

Certes, le ministère de l’Éducation a tenté de trouver une solution, vendredi 13 octobre, suivant l’échec de la réunion entre le ministère des Finances, la CTSP et les employées concernées. Dans un communiqué, il a été indiqué que 137 femmes cleaners qui avaient moins de 48 ans au moment de leur recrutement en 2012, seront embauchées sur une base permanente par le ministère.

Recrutement de General Workers

148 autres, qui étaient âgées de plus de 48 ans, seront, elles, employées par le ministère de l’Éducation sur une base contractuelle. Quatorze femmes cleaners qui sont actuellement âgées de plus de 65 ans percevront, pour leur part, un gratuity équivalent à 15 jours pour chaque année de service. Quant à celles qui sont employées par des contracteurs, le ministère de l’Éducation «suivra la situation de près».

Or, fait valoir Tania Diolle, «mem anba 48 ans, tou bann ki gagn Rs 1 500 à Rs 2 000, zot pou ress sou kontrakter parski minist lédikasion pa lé pran zot». D’autant que du 28 août au 13 octobre, «le ministère de l’Education a recruté plusieurs General Workers sans faire d’entretien d’embauche».

Pour la candidate du MP au n°18, c’est incontestablement une «exploitation des travailleurs avec la bénédiction de l’État».

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