[Vidéo] Femmes cleaners: volte-face du ministère de l’Éducation, la grève maintenue

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La réunion entre la CTSP, les femmes cleaners et le ministère des Finances, ce vendredi 13 octobre, n’a pas été concluante.

La réunion entre la CTSP, les femmes cleaners et le ministère des Finances, ce vendredi 13 octobre, n’a pas été concluante.

«Bizin protez bann ti kopin ki apel kontrakter…» Jane Ragoo est en colère. Alors que les femmes cleaners attendaient un dénouement heureux lors de leur réunion avec le ministère des Finances, ce vendredi 13 octobre, il n’en a rien été. Du coup, la grève de la faim annoncée par la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) pour le lundi 16 octobre, au jardin de la Compagnie, est maintenue. Grève à laquelle participeront huit femmes cleaners, Jane Ragoo et Reaz Chuttoo.

Si elle a salué la «bonne volonté» du ministère des Finances, Jane Ragoo s’est, en revanche, montrée très critique envers celui de l’Éducation, qui est revenu sur son engagement d’embaucher les femmes cleaners comme General Workers. Selon la syndicaliste, elle a appris que ce matin, une réunion s’est tenue entre les ministères des Finances et de l’Éducation pour avoir à nouveau recours aux services des «sous-contracteurs». «Minister lédikasion ki pé fer tou sa… Zot bizin protez zot fami…» a-t-elle dénoncé.

«Zordi, nou’nn ran nou kont nou pé gagn afer a enn sistem mafieux!»

De son côté, Reaz Chuttoo a été très virulent. «Zordi, nou’nn ran nou kont nou pé gagn afer a enn sistem mafieux!» Il révèle que lors de la réunion, proposition a été faite que les femmes cleaners soient embauchées à plein-temps, pour un salaire de Rs 9 000, par le contracteur qui remportera le contrat de nettoyage des écoles. Contrat qui devrait être relancé.

Or, martèle le syndicaliste, ce n’est qu’un piège. «C’est une stratégie pour mettre ces employees à la porte.» D’expliquer : «Fer soukontrakter pran zot full time, donn zot Rs 9 000 é kan kontra fini, fou zot déor!»

Pour Reaz Chuttoo, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une «décision politique». Pour toutes ces raisons, «nou péna choix, nou pé fer nou lagrev». Et d’insister : «Bizin montré gouvernman lepep pa pou permet nimport koi!»

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