Xavier-Luc Duval : «Je demande au MMM de ne pas devenir une béquille…»

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Le PMSD a tenu un congrès à Quatre-Bornes, ce mercredi 11 octobre.

Le PMSD a tenu un congrès à Quatre-Bornes, ce mercredi 11 octobre.

Non, ce n’est pas demain la veille que l’opposition marchera main dans la main. Et encore moins le PMSD et le MMM. Le leader des Bleus n’a, en effet, pas manqué d’égratigner les Mauves lors d’un congrès à Quatre-Bornes, ce mercredi 11 octobre, dans le cadre de la partielle du 17 décembre.

«Mo lans enn mésaz MMM. Répran zot. Pa vinn enn békiy…» a lancé Xavier-Luc Duval à l’intention du parti de Paul Bérenger. Il est catégorique : impossible d’avoir «un bon gouvernement sans une bonne opposition». Et d’ajouter que lorsque l’oppostion joue au lèche-bottes, «gouvernman dominerr».

Pouvons-nous avons confiance en Paul Bérenger, s’est demandé le leader du PMSD. «Mo’nn fatigé lir zournal, lalist skandal pli long ki lalang Soodhun ek Tarolah atasé ansam.» Or, fait-il remarquer, le MMM a présenté une motion de blâme contre Kalyan Tarolah seulement. «Moi, je demande qu’on vote une motion de censure contre le gouvernement.»

«Éna dé plis gran menter dan politik, Soodhun ek Badhain.»

Ce n’est pas tout. Xavier-Luc Duval s’est appesanti sur ce qu’il appelle la «double face» de Paul Bérenger. Notamment sur les cas Raouf Gulbul et Pravind Jugnauth qui doivent tous deux être entendus par la commission d’enquête sur la drogue. «Dans le cas de Gulbul, Bérenger a dit qu’il faut qu’il démissionne. Mais dans le cas de Pravind Jugnauth, il déclare que la commission doit faire son enquête.» Pour le leader des Bleus, tout cela est «inquiétant».

Autre salve, cette fois contre Arvin Boolell. La circonscription n°18 (Belle-Rose–Quatre-Bornes), insiste Xavier-Luc Duval, est «dernié lagar Boolell». Il va même plus loin. «Je suis prêt à mettre ma réputation en jeu. Arvin Boolell n’aura même pas un poste de ministre», dans l’éventualité que Navin Ramgoolam revienne au pouvoir.

«Mo koné ki lézot parti politik vo. PMSD enn parti prop ki azir avek konpasion ek sincérité pou n°18.»

Quant à Roshi Bhadain, le leader du PMSD n’y est pas allé de main morte. «Éna dé plis gran menter dan politik, Soodhun ek Badhain.»

Il est aussi revenu sur les incidents survenus à Quatre-Bornes, dans le cadre de la partielle. «Quatre-Bornes pa lé bann désord, pa lé gagn disan lor lari.» De lancer un appel aux autres partis politiques pour que cette joute électorale se passe dans de bonnes conditions. N’empêche, «mo koné ki lézot parti politik vo. PMSD enn parti prop ki azir avek konpasion ek sincérité pou n°18».

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Roshi Bhadain a finalement mis sa menace à exécution ce vendredi 23 juin. Vers 18 h 30, la nouvelle de sa démission se répandait comme une traînée de poudre. Retour sur cette démission diversement commentée.

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