Gestion du MSM: Pravind Jugnauth reste le Roi (du parti) soleil

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Pravind Jugnauth, le leader du Mouvement socialiste militant, a une emprise forte sur son parti.

Pravind Jugnauth, le leader du Mouvement socialiste militant, a une emprise forte sur son parti.

Les souris ont-ils dansé quand le chat n’était pas là ? En l’absence de Pravind Jugnauth du 15 au 26 septembre, l’actualité a été riche en controverses. Des situations dans lesquelles des membres du gouvernement, notamment Showkutally Soodhun, Ravi Yerrigadoo et Ravi Rutnah sont impliqués. Qui a géré la majorité et la situation durant son absence ?

Showkutally Soodhun et Nando Bodha

Au Mouvement socialiste militant (MSM), il n’y avait personne aux commandes. Showkutally Soodhun, le président de ce parti, a été sommé de se faire discret même si c’était difficile. Quant à Nando Bodha, le secrétaire général, il ne se met plus en avant, volontairement ou involontairement.

Sir Anerood Jugnauth

L’ancien Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, donne, pour sa part, l’impression qu’il ne s’occupe que des affaires de son ministère. D’ailleurs, lorsque des journalistes lui ont demandé son avis sur la polémique impliquant Kalyan Tarolah, il a répondu : «Mwa ki mo koné ? Mo ti témwin ladan ?»

De plus, un député du MSM dément que les membres du gouvernement ont profité de l’absence du Premier ministre pour s’en donner à cœur joie. «Il a laissé des instructions précises avant de partir. Il était en contact avec ses collaborateurs qui le tenaient au courant», a-t-il déclaré. Un autre membre du gouvernement le contredit, en rappelant qu’il n’y avait personne pour surveiller à ce que ses instructions soient appliquées.

Ivan Collendavelloo

Par ailleurs, en l’absence de Pravind Jugnauth, Ivan Collendavelloo était à la tête du gouvernement, un membre du Muvman Liberater. Selon un observateur politique, le ministre de l’Énergie a rarement osé prendre des décisions controversées.

«Rashid Beebeejaun a déjà profité de l’absence de Navin Ramgoolam pour révoquer un nominé politique. Mais, en général, un Premier ministre adjoint n’ose pas trop en faire…» remarque-t-il.

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