Come-back de Navin Ramgoolam : une mission pas aussi facile

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Navin Ramgoolam, selon certains observateurs politiques, peut aspirer à un retour aux affaires. D’autres tempèrent cependant.

Navin Ramgoolam, selon certains observateurs politiques, peut aspirer à un retour aux affaires. D’autres tempèrent cependant.

Navin Ramgoolam, lors de sa dernière conférence de presse, paraissait un homme sûr de lui. Même s’il répète qu’une élection n’est jamais gagnée d’avance, il croit fermement en une victoire d’Arvin Boolell à la partielle au n°18. Une victoire qui, selon lui, mènera le Parti travailliste (PTr) au pouvoir une nouvelle fois. Mais cet avis n’est pas partagé par des observateurs politiques.

Faizal Jeerooburkhan, de Think Mauritius, trouve qu’il y a une «certaine vérité» à ce come-back. Mais poussant son analyse plus loin, il est d’avis que la majorité des Mauriciens n’oublieront pas ses frasques à l’heure du scrutin. Les die-hards du PTr ne représentent, selon lui, qu’environ 10 % de l’électorat et ce parti doit compter sur les indécis. «Or, parmi ces indécis se trouvent une grande majorité de Mauriciens qui réfléchissent et lorsqu’ils devront faire leur choix, je suis persuadé qu’ils voteront contre Ramgoolam car ils ont encore en tête ses casseroles.» Par contre, il prévoit un retour facile du PTr aux affaires du pays, s’il y a un changement au niveau du leadership.

Jocelyn Chan Low, observateur politique, est lui d’avis qu’il existe une grande possibilité d’un retour de Navin Ramgoolam au pouvoir. Il soutient que même si le leader du PTr a encore des affaires en cour, il est innocent jusqu’à preuve du contraire. Tout comme c’est le cas pour Pravind Jugnauth dans le procès MedPoint. «Ensuite, les Mauriciens dans leur ensemble ont la mémoire courte. Ils n’hésitent pas à voter pour un gouvernement qu’ils ont rejeté il y a à peine quelques années. Cela arrive souvent à Maurice, surtout à cause d’un manque d’alternance.»

Jocelyn Chan Low affirme que le PTr a un solide ancrage au niveau de l’électorat. Il rappelle qu’en 1982, le parti avait pu récolter 30 % des suffrages lors des élections générales bien qu’il fût au plus faible de son histoire. L’observateur politique soutient également qu’en face du PTr, il existe une alliance MSM-ML qui ressemble à un «bazar». «Le mentor est fatigué et Pravind Jugnauth a tout à prouver, ce qui permet aux élus de cette alliance de dire et faire ce qu’ils veulent, car ils savent qu’ils ne seront pas inquiétés. Imaginez-vous que si cela se passait au MMM. D’un seul coup ils auraient dû partir.»

Un activiste du Mouvement socialiste militant au n°10 soutient lui que Navin Ramgoolam a de bonnes chances d’être élu dans cette circonscription. «Non pas parce que nos élus n’ont pas la cote, mais Ramgoolam peut compter sur un vote panaché, car n’oublions pas que dans cette circonscription, les partis traditionnels alignent deux hindous et un musulman.»

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