Husein Abdool Rahim pas arrêté de peur qu’il ne change encore de version

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Husein Abdool Rahim entrant dans les locaux de l’IT Unit, hier. [Photos: Yudish Ramkhelawon & Beekash Roopun.]

Husein Abdool Rahim entrant dans les locaux de l’IT Unit, hier. [Photos: Yudish Ramkhelawon & Beekash Roopun.]

«Il a déjà changé de versions tant de fois. Qui sait ? Il pourrait encore changer de version s’il se sent menacé.» C’est ce qu’a laissé entendre une source au sein de la police sur la liberté dont jouit Husein Abdool Rahim. La police craindrait que le principal dénonciateur du Yerrigadoogate ne change de version s’il se retrouve sous le coup d’une arrestation, laisse-t-on entendre.

Officiellement, le Police Press Officer Shiva Coothen a déclaré hier, lundi 25 septembre que «Husein Abdool Rahim a donné sa version des faits under warning. Il ne va pas échapper à une poursuite. Pas du tout. Chaque chose en son temps.» 

Pourtant, Husein Abdool Rahim a avoué avoir juré un faux affidavit. Sans compter les deux dépositions de son ancienne petite amie contre lui, dont une pour sextorsion.

Le CCID a enregistré plusieurs dépositions de Husein Abdool Rahim depuis sa volte-face le jeudi 21 septembre. Certaines dépositions ont été effectuées pendant de longues heures, même pendant le week-end.

Dans des milieux concernés, on estime que tout aurait été fait pour que Husein Abdool Rahim se sente «en sécurité». Mais on ajoute qu’il est fort probable qu’il soit arrêté une fois les dépositions bouclées.

Par ailleurs, pendant que nos journalistes se trouvaient au CCID, le dénonciateur était à l’Information Technology Unit de la police aux Casernes hier. Les limiers de cette unité ont passé au crible son téléphone portable. Il a, ensuite, été autorisé à rentrer chez lui.

Retrouvez tous les développements de cette affaire dans notre fil rouge.

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Il s'est retrouvé impliqué dans une affaire de blanchiment d'argent allégué. En trois jours, les révélations de Husein Abdool Rahim ont eu raison de Ravi Yerrigadoo. Le Premier ministre n'a pas eu d'autre choix que de demander à l'Attorney General de step down, le jeudi 14 septembre. Mais le «dénonciateur» est revenu sur ces propos accusant l'express et Roshi Bhadain d'avoir initié un complot pour faire tomber Ravi Yerrigadoo.

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