Le Souffleur: là où la mer fait son show

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C’est avec la puissance des vagues se déchaînant contre les falaises que la nature produit un puissant jet d’eau.

C’est avec la puissance des vagues se déchaînant contre les falaises que la nature produit un puissant jet d’eau.

Curiosité naturelle du Sud, Le Souffleur est une étonnante scène de combat entre les vagues et les falaises. Comme le laisse deviner son nom, là-bas, la nature souffle. Elle exhale rageusement. Mais c’est avec la puissance des vagues se déchaînant contre les falaises qu’elle produit ce beau spectacle qui attire touristes et Mauriciens : un puissant jet d’eau.

Le trajet avant d’atteindre la côte vaut le détour. Nous passons au milieu des champs de canne, sur un chemin cahoteux. Celui-ci nous emmène à travers des parcs de... boeufs. En effet, il faut quitter les installations de la Barraque et effectuer plusieurs minutes de route avant d’atteindre le site du Souffleur.

C’est avec la puissance des vagues se déchaînant contre les falaises que la nature produit un puissant jet d’eau.


 
Quoique coupé du village de l’Escalier, celui-ci est très fréquenté. On vient de loin pour admirer ce spectacle. Sur place, le bruit des vagues qui s’enfoncent avec force dans la pierre des falaises basaltiques accueille en premier le visiteur. Il se rend ensuite compte qu’une brume légère, salée, l’atteint.

En fait, cette brume d’eau de mer recouvre perpétuellement les lieux, constamment humidifiée. Celle-ci est produite par l’eau pulvérisée haut dansles airs lorsque les vagues s’engouffrent dans les pores de la pierre. Presque toutes produisent ce bruit de sifflement avant qu’on ne voie le jet, fin et blanc. Bien vite, le vent le prend et le ramène vers le rivage, produisant cette brume.

C’est avec la puissance des vagues se déchaînant contre les falaises que la nature produit un puissant jet d’eau.

Si côté mer, c’est un déchaînement de force et de vie, le paysage, côté terre, est en parfait contraste. Là, c’est une nature morte qui s’offre à nous. Les uniques arbres, des filaos, ont été tous tordus par le vent. L’herbe, rare parmi la masse de pierres, y a pris une teinte jaune. Une bonne partie des arbres ne sont que troncs et branches asséchés. Pour ajouter à cet aspect lugubre, la brume semble tout recouvrir d’une couche de gris. En effet, une fois asséchée elle se transforme en sel, qui rouille et ronge tout ce qu’elle touche.

Ce jeu de contraste est peut-être à l’image du site dont la beauté et l’attrait ont aussi leurs revers. En effet, nombreux sont ceux qui se sont laissé tenter par le bleu profond de ces vagues et qui ont essayé de s’y baigner. Et qui l’ont payé de leur vie. Il faut, en effet, au Souffleur, se contenter de la vue afin de ne pas se laisser emporter.


Une publication du quotidien BonZour !

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