Performance: les gendarmes mis sous pression

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L’idée d’élaborer un contrat de performance pour les bérets noirs trouverait sa genèse dans un discours prononcé par le général Girard Randriamahavalisoa, secrétaire d’État à la gendarmerie nationale, à Amba­tonampoaka, le 7 août.

L’idée d’élaborer un contrat de performance pour les bérets noirs trouverait sa genèse dans un discours prononcé par le général Girard Randriamahavalisoa, secrétaire d’État à la gendarmerie nationale, à Amba­tonampoaka, le 7 août.

Les responsables des bérets noirs, à tous les niveaux seront soumis à un contrat de performance. Le comportement, ou encore le respect des procédures et la confiance de la population seront parmi les indicateurs pris en compte.

De proximité, adaptée, durable et palpable. En matière de sécurité, tels sont les objectifs affirmés par la gendarmerie nationale. Pour y parvenir, les bérets noirs, à tous les niveaux de la chaîne de commandement, seront soumis à un contrat de performance.

Selon les explications du général Nicolas Tsirivelo, directeur de cabinet du secrétariat d’État à la gendarmerie nationale, il s’agit d’une compilation d’indicateurs de performance que tous les responsables à tous les niveaux, devront respecter. « Ceux qui n’atteindront pas les objectifs fixés seront remplacés. À quoi bon les garder en place durant deux ou trois ans dans ce cas », a déclaré l’officier général, durant un entretien, à son bureau, à Betongolo, vendredi.

L’idée d’élaborer un contrat de performance pour les bérets noirs trouverait sa genèse dans un discours prononcé par le général Girard Randriamahavalisoa, secrétaire d’État à la gendarmerie nationale, à Amba­tonampoaka, le 7 août. D’après son directeur de cabinet, les propos du membre du gouvernement se résument en trois points. Le premier serait que les gendarmes ayant un mauvais comportement s’évincent eux-mêmes des rangs.

Confiance à reconquérir

Le second point aurait été de reconnaître que s’il y a encore des vols de bovidés, cela signifie que nous n’avons pas encore accompli notre mission. La troisième partie de l’allocution du secrétaire d’État à la gendarmerie nationale serait que les bérets noirs à tous les niveaux du commandement descendront désormais, sur terrain, pour s’enquérir des problèmes de la population.

À entendre les explications du général Tsirivelo, le but du contrat de performance sera d’abord de reconquérir la confiance de la population. « Nous avons pris conscience que les relations entre la gendarmerie nationale et la population ne sont pas bonnes. Avoir la confiance des citoyens facilite la gestion de la sécurité », affirme-t-il.

Un des indicateurs fixés concerne, ainsi, le niveau de confiance des habitants envers les éléments locaux et leur responsable. « Le respect des citoyens et ses relations avec eux seront évalués », a indiqué le directeur de cabinet. Les bérets noirs devront ainsi, désormais faire preuve d’exemplarité. Outre le comportement, le respect des procédures et de la méthodologie de travail sera, aussi, pris en compte dans les évaluations de performance.

L’usage adéquate d’outil de travail comme le cahier de service mensuel et bulletins de service, des registres de plainte ou encore, la pratique assidue de la tournée de police générale, seront, aussi, suivie de près. « Si l’on a décidé de suivre de près ce genre de chose, c’est parce que nous avons constaté des relâchements », a soutenu le général Tsirivelo. L’officier général a ajouté que dorénavant, chaque officier devra obligatoirement, faire une descente sur terrain, deux fois par mois. Ceci pour qu’ils puissent être au fait des réalités locales.

Après une remise en question interne, la mise en œuvre du projet d’établir un contrat de performance au sein des bérets noirs, a démarré par une descente sur terrain des hauts responsables, du 28 août, au 4 septembre. Le commencement de l’opération de charme pour reconquérir la confiance de la population. Une mission de mobilisation de l’ensemble du corps de la gendarmerie pour l’arrêt des écarts de conduite et le retour à sa mission traditionnelle, sera, ensuite, lancée du 11 au 25 septembre.

En parallèle aux opérations coups de poing pour lutter contre les dahalo, le contrat de performance que devra suivre les bérets noirs, « s’inscrit sur le court, le moyen et le long terme. Cette méthode de travail est à pérenniser », affirme le directeur de cabinet. « Il n’y a rien de nouveau. Nous faisons juste une mise au point pour que nous parlions le même langage et que nous fassions la même chose », ajoute-t-il. Pour l’heure, toutefois, il n’y a pas de délai prévu pour les évaluations.

Garry Fabrice Ranaivoson

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