À Rose-Belle: l’école est finie pour des enfants autrement capables

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(Photo d’illustration) Au total, ce sont une trentaine de personnes dont des enfants qui sont lésés depuis la fermeture de cet établissement il y a un mois.

(Photo d’illustration) Au total, ce sont une trentaine de personnes dont des enfants qui sont lésés depuis la fermeture de cet établissement il y a un mois.

Ils sont forcés de rester à la maison. Depuis que le Centre for the Training and Employment of Disabled Persons, sis à Rose-Belle, a fermé ses portes. Cette école accueillait des enfants autrement capables qui habitent la région, mais également des adultes ayant des difficultés d’apprentissage.

Au total, ce sont une trentaine de personnes qui sont lésées depuis la fermeture de cet établissement il y a un mois. C’est le 14 août que les parents dont les enfants fréquentent cette école ont reçu une missive les informant que celle-ci fermerait ses portes le 15 août. La raison avancée dans la circulaire : «(.) For safety issues».

«Cela fait cinq ans que l’état du bâtiment se dégrade. Qu’ont-ils fait durant tout ce temps ?» s’insurge un parent. Selon le quadragénaire, dont le frère fréquente l’établissement, l’école tombe en ruine ; les fissures lézardent les murs alors que le toit peut s’effondrer à tout moment. Les autorités étaient au courant de ce problème depuis un moment.

Raison pour laquelle le Training and Employment of Disabled Persons Board avait demandé un audit en juillet dernier. Et, dans son rapport, le ministère des Infrastructures publiques a demandé aux occupants «d’évacuer les lieux au plus vite».

Décision qui avait laissé perplexes tous ceux concernés. «Comment peut-on nous laisser avec les enfants à la maison du jour au lendemain ? Et si nous travaillons,» fustige un parent.

À la suite des doléances formulées, l’administration de l’école leur a proposé de transférer les écoliers dans un centre, à Calebasses. Selon un parent, l’idée de mettre à la disposition des élèves un minibus de Rose-Belle à Calebasses avait même été discutée. Mais jusqu’ici, aucune décision concrète n’a été prise.

D’autant plus que l’idée du voyage jusqu’à Calebasses avait inquiété les parents dont les enfants ont la santé fragile. «Mo res Ville-Noire. Mo tifi déza pé pran bis pou al Rose-Belle toulézour aster-la li pou pran enn van pou li al Calebasses. So koté drwat pa fonksioné ditou, li pé swiv tretman, so lasanté frazil…» soutient cette mère de deux fillettes, dont une fréquentait l’école de Rose-Belle.

Cette maman, âgée de 53 ans était elle-même admise dans cet établissement. «J’avais 40 ans et j’ai appris à faire de la couture à l’école de Rose-Belle. Je suis devenue une personne plus autonome et je veux la même chose pour ma fille…»

Souhait qui semblait se concrétiser puisque l’ado, âgée de 16 ans, s’y était fait une amie. Mais depuis qu’elle ne peut plus aller à l’école, elle s’est renfermée sur elle-même. «Li stresé dan lakaz, li péna kamarad. Nou népli koné ki pou fer.»

Du côté du ministère de la Sécurité sociale, un préposé affirme que ce dossier est étudié de près et qu’un communiqué «sera bientôt émis à ce propos».

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