Jake François veut découvrir l’Amérique

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Jake François a obtenu une place à Relativity, prestigieuse école de cinéma américaine. En attendant de s’envoler pour Los Angeles, en janvier 2018, il est figurant dans Serenity, le film hollywoodien en tournage actuellement à Maurice.

Jake François a le scénario en tête. «Partir aux States», pour des études de cinéma. Il a obtenu une place à Relativity, prestigieuse école de cinéma américaine, pour septembre 2017, repoussé janvier 2018, faute de finances (voir plus bas).

Avec son physique de costaud, Jake François se voit bien dans des films d’action. Devenir, qui sait, le prochain Jason Statham. «Ils m’ont dit que mon physique est un avantage, mais qu’il faudrait faire un peu de sport». En riant, le jeune homme lance : «Dès que j’arrive là-bas, je m’y mets».

C’est en Lower Six au Collège de La Confiance, qu’il se «demande ce qu’il va faire de sa vie». Au début, Jake François veut faire la médecine, «pour aider des proches qui sont souffrants». Mais il revient «dégoûté» après les avoir accompagnés à l’hôpital. «Une fois, j’ai vu un docteur plus intéressé à parler à sa collègue que d’ausculter un patient. Je me suis dit que j’allais faire autre chose». Mais certainement pas, «rester enfermé dans un bureau à négocier des contrats».

Ce qui le branche, c’est le monde du spectacle. «Ça bouge tout le temps». Il s’en est rendu compte avec le groupe Abaim, puis en participant à une pièce de théâtre historique sur une révolte d’esclaves à Maurice, intitulée 1695. Sur scène dans Tikoulou, c’est, «l’explosion». Il est ensuite assistant d’Emilien Jubeau, l’un des directeurs artistiques de Porlwi by Light. Jake François fait aussi du doublage de voix pour des séries et des films. Et a participé au concours de la station de radio nationale, Le banc des animateurs.

Faire du théâtre, pour Jake François c’est, «une émotion que je ne peux pas expliquer. Quand une pièce est finie, je ressens un manque. Je demande tout le temps, à quand la prochaine ?» Étudier le théâtre, oui, mais dans quel pays ? Jake François interroge Google. Il tape: «best university in arts in the USA». Il tombe sur un classement, avec en première position Juilliard, école privée du spectacle à New York, le Lycoming College en Pennsylvanie, suivi de Relativity School, à Los Angeles, campus avec un studio de Hollywood intégré. «Je veux partir parce que j’en ai marre de voir les artistes malmenés à Maurice. Je ne vois pas de débouchés ici. Il y en a si vous étudiez la finance et la comptabilité, mais pas dans l’art».

Jake François est «préaccepté» à Juilliard. Mais, «c’est trop cher». Il frappe alors à la porte de Relativity. En mai 2017, il reçoit sa lettre de «conditional admission» en Bachelor of Arts in Film and Acting (Film and television). L’«Admissions counsellor» est Jorge Garcia, l’un des acteurs de la série télévisée Lost. Alors que la responsable de l’école est l’actrice Emma Stone. «Ce qui est sympa là-bas c’est que ce sont des acteurs qui donnent les cours».


Financement des études : des sous manquent

Comment Jake François finance-t-il ses études en Amérique ? Il a besoin de Rs 2.5 millions pour les quatre ans et demi à la Relativity School, école de cinéma de Los Angeles. C’est la somme requise en complément de la bourse partielle qu’il a obtenue de l’école. «J’ai eu une bourse d’environ Rs 4.5 millions. Quand j’ai expliqué ma situation familiale et financière (NdlR : Jake François est fils unique et orphelin de père) le montant de la bourse a été augmenté. Mais cela ne suffit pas à couvrir l’intégralité des frais. Les quatre ans de cours coûtent environ Rs 7.5 millions». Depuis qu’il a reçu la lettre d’acceptation de l’école, Jake François frappe aux portes de plusieurs entreprises et mécènes potentiels, pas toujours avec succès.

Tournage : figurant récurrent dans un film américain

Jake François est l’un des nombreux figurants sur le plateau de «Serenity». Ce film américain avec Mathew McConaughey et Diane Lane est en tournage actuellement chez nous. En quoi consistent ses apparitions ? Pas de script, «c’est sur place qu’ils expliquent quoi faire». Dans une scène, il est un pêcheur dans un bateau, il jette un filet à la mer et regarde passer l’acteur principal. «On n’a pas de contact avec les acteurs de Hollywood», précise-t-il.

Texte : Aline Groëme-Harmon

Photos : Memraj Mahadoo 

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