Bain-des-Négresses: beautés cachées

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Cachée derrière un rideau de verdure : Bain-des-Négresses. Située pas loin de La-Roche-qui-Pleure, cette rivière est pourtant peu connue. Ils ne sont pas nombeux à s’y aventurer. Les quelques chanceux qui sortent des sentiers battus sont certains d’avoir un contact unique avec la nature dans son état brut.   

Là-bas, il n’y a pas de récifs. Là-bas, la mer fait ce qu’elle veut, elle se déchaîne. Les vagues, puissantes, s’écrasent sur les falaises. L’impression qui se dégage de cette région ? Celle d’une beauté sauvage. Si on connaît cette facette de Gris-Gris, celui qui prend la peine d’aller au-delà de La-Roche-qui-Pleure découvrira son côté plus calme, celle de la rivière de Bain-des-Négresses. 

La-Roche-qui-Pleure, elle, ne se présente plus... Le poète Robert Edouard Hart s’est imprégné de cette atmosphère pour laisser parler sa plume. Les rochers semblent y verser toutes les larmes de leur corps. Cet endroit, avec ses falaises abruptes, constamment battues par les vagues, attire amoureux de la nature, des amoureux tout court, pêcheurs et visiteurs. Nombreux sont les Mauriciens qui s’arrêtent là. Mais ils passent à côté d’un autre bijou, serti de verdure dans cet écrin magnifique qu’est Souillac… 

Car, à quelques mètres, en contre-bas, s’étend nonchalamment la rivière de Bain-des-Négresses, qui vient se jeter dans la mer. Au fil des siècles, elle a creusé des gorges aux pieds des falaises, qu’on peut choisir de visiter d’en haut. Mais on peut également s’approcher d’elle, prudemment. 

Superbe cascade

Pour être géographiquement correct, Bain-des-Négresses «sépare»,  en fait, les villages de Saint-Aubin et de Souillac. En face des falaises où les filaos ont pris racine, se trouvent les terres de l’établissement sucrier d’Union, dans le village de Saint-Aubin. 

Serpentant entre les escarpements de ces localités voisines, la rivière a fait son petit bonhomme de chemin jusqu’à la mer, donc. Dévalant les pentes sises dans le district de Savanne, elle entraîne dans son sillage des morceaux de bois. Qui s’accumulent du côté de l’embouchure, où les rochers sont plus nombreux, donnant un aspect bien particulier à ce lieu

Remontons le cours de la rivière. Au gré du clapotis de l’eau, sur un tapis de feuilles de badamier aux couleurs variées. Soudain, on tombe nez à nez avec une superbe cascade. Alors que l’eau ruisselle d’habitude tranquillement sur les parois rocheuses, ici, la rivière sort abruptement de son lit de basalte pour faire une chute de plusieurs mètres. En bas, un bassin aux couleurs changeantes. 

Le nom de ce cours d’eau prend alors tout son sens. Nous n’avons aucun mal à imaginer des «négresses», comme on les appelait jadis, se baignant sous ces chutes d’eau aux différentes nuances de bleu et de vert, protégées des regards indiscrets par le rideau de verdure. 

Nous nous rapprochons ensuite des champs de cannes, qui nous conduisent jusqu’à la route principale. Là, il y a un autre chef-d’œuvre, mais faite de la main de l’homme : le pont de Bain-des-Négresses. Une structure faite de pierre de taille, souvenir de la période de colonisation. Sous l’arche, dont une partie des pierres a été volée l’année dernière, on trouve encore un espace tranquille où les habitués viennent pique-niquer. 

Ainsi, si jamais vos pas vous conduisent jusqu’à La-Roche-qui-Pleure, pensez à vous aventurer un peu plus loin. Vers Bain-des-Négresses. Un endroit qui mérite amplement le détour.

Une publication du quotidien bonZour!

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