Présidentielle 2018: un nouveau code électoral en vue

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Du pain sur la planche.  Le  code  électoral actuel compte ses derniers jours. La révision de l’encadrement juridique du processus électoral malgache entame une nouvelle étape.

Un  comité  interministériel a  tenu  sa première réunion, la semaine dernière au palais de MahazoarivoComposé de la primature, du ministère des Finances et du budget (MFB), du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation (MID), du ministère de la Communication et de la relation avec les institutions (MCRI), ce comité a pour mission d’élaborer un projet de loi régissant les élections à Madagascar.

«Cette loi doit entrer en vigueur d’ici la fin de l’année étant donné qu’il faut du temps pour informer les électeurs sur les changements opérés», martèle Thierry Rakotonarivo, vice président de la Com­mission électorale nationale indépendante (CENI), joint au téléphone, hier.

Fruit d’un long processus, le projet de loi régissant les élections est basé sur les travaux d’une commission consultative de réflexion et de proposition au sein de la CENI. Cette commission est constituée de représentants de la société civile, des partis politiques et des techniciens de trois ministères, du Bianco, du Comité de la sauvegarde de l’intégrité et le Samifin. Elle a soumis son rapport au gouvernement fin juin. Il appartient au comité interministériel, présidé par le Premier ministre de traduire les recommandations de ce rapport en projet de loi.

Autosatisfaction

En marge d’une cérémonie de remise de matériel informatique à la Cellule centrale d’exécution du recensement à Anosizato, Solonandrasana Olivier Mahafaly se félicite des avancées dans le processus. «L’initiative de loi appartient au gouvernement et au Parlement. Toutefois, nous avons tenu à organiser une large consultation dans l’objectif d’avoir des élections crédibles, fiables et acceptées par tous», soutient-il.

À la lumière de la consolidation des recommandations issus des consultations, le nouveau projet de loi doit tenir compte sept points. Il s’agit entre autres du plafonnement du financement des campagnes électorales à cent milliards d’ariary, les conditions d’éligibilité des candidats, la nature et la durée de la précampagne ainsi que la fixation de manière pérenne et définitive dans un texte de loi, la date de la tenue des élections. Par ailleurs, l’indépendance décisionnelle et financière de la CENI y est également soulevée.

Selon les explications de Thierry Rakotonarivo, le nouveau code électoral doit être disponible au moins six mois avant les élections. Étant donné que le mandat du président de la République prend fin le 25 janvier 2019, la date probable de la tenue des élections est autour du 30 novembre. Selon la Constitution, les élections doivent se tenir au moins soixante jours avant la fin de mandat du président en exercice.

Ainsi, le projet de loi doit être soumis à la prochaine session parlementaire sinon, les six mois nécessaires ne sont plus respectés. Ainsi le comité interministériel chargé d’élaborer le nouveau code électoral dispose de moins de soixante jours pour tout boucler. Autrement dit, ils doivent cravacher pour être dans les temps.

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