Khemraj Pittea : la vie en haute définition

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Khemraj Pittea a tenté une des dernières chirurgies oculaires proposées par le Dr Agarwal’s Eye Hospital d’Ébène, à savoir l’Implantable Collamer Lens (ICL).

Khemraj Pittea a tenté une des dernières chirurgies oculaires proposées par le Dr Agarwal’s Eye Hospital d’Ébène, à savoir l’Implantable Collamer Lens (ICL).

Après avoir passé plus de 25 ans à composer avec une myopie sévère, Khemraj Pittea a tenté une des dernières chirurgies oculaires proposées par le Dr Agarwal’s Eye Hospital d’Ébène, à savoir l’Implantable Collamer Lens (ICL). Pour son plus grand bonheur.

«Je vis dans un autre monde depuis que je n’ai plus besoin de porter des lunettes», confie Khemraj Pittea, 32 ans, habitant de Mare d’Albert, marié et père de jumelles de 22 mois. «D’ailleurs, je ne sais même plus où j’ai rangé mes binocles», ajoute, en riant, ce cadre d’Emtel, à Ébène.

On sent que, quelque part, la pose d’Implantable Collamer Lenses (ICL) dans ses yeux, intervention destinée à corriger sa myopie, n’est pas étrangère à sa jovialité et à son état d’esprit positif. Bien que sa myopie soit congénitale, c’est vers l’âge de huit ans qu’elle a commencé à le gê- ner, voire le dérager. «Je ne voyais pas ce qui était écrit au tableau, à moins d’être sous le nez de l’institutrice. C’était pire lorsque j’étais placé au milieu de la salle de classe.» Avertis, ses parents l’ont emmené consulter un spécialiste et après des tests confirmant sa myopie, il a dû porter des lunettes aux verres épais.

À cet âge, on a surtout envie de courir, de jouer au football, d’aller nager et plonger en piscine ou à la mer. Rien de tout cela pour Khemraj Pittea. «Ces lunettes étaient une entrave à ma vie. Moi qui aime le foot, j’étais obligé d’éviter les confrontations de toutes sortes, de peur de briser mes lunettes. Pour nager et plonger avec des lunettes, c’était une autre galère. Donc, j’étais obligé de me restreindre au niveau du sport et de mes activités extrascolaires.» À l’adolescence, il s’essaie à la gym. Lorsqu’il transpire, il a de la buée sur ses verres et doit les essuyer constamment.

Il croit son problème réglé avec le port de lentilles de contact permanentes. Or, en sus d’un entretien délicat et régulier, la moindre poussière irrite ses yeux et il lui faut enlever ses lentilles et les replacer dans leur solution nettoyante. Sans compter le nombre de fois où il a égaré une lentille. «Comme les lentilles de contact permanentes coûtent cher, je suis passé aux lentilles jetables. Mais cela ne m’a pas empêché de les perdre», raconte-t-il. Il vit mal cet état et veut y remédier. Mais il ignore comment on corrige une myopie et où s’orienter.

Ce qui va le décider à agir, c’est la visite d’une démarcheuse du Dr Agarwal’s Eye Hospital dans les locaux d’Emtel. Elle vient informer le personnel des bureaux de la région d’ébène que cet établissement, qui avait pignon sur rue à Baie-du-Tombeau à ses débuts, a désormais ses propres locaux à Ébène. En examinant le pamphlet distribué, il prend connaissance de l’ICL, technique consistant à insérer des lentilles appropriées devant les pupilles pour corriger la myopie, la presbytie et l’astigmatisme et qui ne nécessite pas de coupe ou d’extraction de tissus et qui est réversible. Après avoir visionné des vidéos de cette technique, il prend son courage à deux mains et part en consultation au Dr Agarwal’s Eye Hospital.

Le Dr Veereshappa Akki, Senior Consultant en chirurgie réfractive cornéenne, cataracte et glaucome, le soumet à des tests pour voir s’il peut être candidat aux implants. C’est le cas. Ses implants, comme toutes les lentilles utilisées par cette clinique, sont commandés de la Suisse et la date de son intervention est fixée avec un jour d’intervalle pour chaque œil. Au jour dit, il est admis au Dr Agarwal’s Eye Hospital. Il tique lorsqu’on lui demande de signer un formulaire d’acceptation qui explique de quoi la clinique est responsable et de quoi elle doit être exonérée. «J’ai hésité. Mais lorsque j’ai regardé mes lunettes et pensé qu’il me faudrait vivre avec elles plus longtemps, j’ai immédiatement signé ce formulaire.»

Il n’a rien senti de l’intervention qui a duré moins de 45 minutes. «Ma vue de cet œil-là était un peu brouillée et j’y sentais une petite gêne. Mais rien de plus. Le surlendemain, c’était dans l’autre œil qu’on a mis l’implant et à part quelques picotements et une vision floue, je n’ai pas ressenti grand-chose. La sensation de gêne a duré un mois, puis s’est estompée. Mais moins d’une semaine après ces interventions, les images que je voyais étaient en haute définition. Je me suis senti revivre. Je peux partir à la mer pour nager et plonger, reprendre les activités que j’avais mises de côté. J’ai déjà commandé mes lunettes de soleil griffées. Cela en valait vraiment la peine».

Sept bougies pour le Dr Agarwal’s Eye Hospital

C’est pour offrir des «techniques de pointe et un service incomparable» aux Mauriciens que le Dr Agarwal’s Eye Hospital de Chennai, en Inde, a ouvert une filiale à Maurice en 2010. Cette année, elle fête ses sept ans de présence dans l’île. Elle avait ses quartiers dans une aile de la Clinique du Nord, à Baie-du-Tombeau. Mais la direction a réalisé qu’un espace plus grand était nécessaire à sa clientèle grandissante, d’où la construction d’un bâtiment à la rue Bega, Ébène.

L’établissement tourne avec plusieurs spécialistes – les Drs Poonoosamy Padiachy, consultant en ophtalmologie, Veereshappa Akki, spécialiste en chirurgie réfractive cornéenne, cataracte et glaucome et qui est l’un des rares chirurgiens à être certifiés auprès de STAAR, qui est l’unique fabricant des lentilles ICL au monde, basé en Suisse, Rameez Hussain, chirurgien rétinien, Dhunnoo Leckhrajsingh et Deepti Thacoor, ophtalmologues et Mundil Rohan, anesthésiste.

Lorsque le Dr Akki parle de technologies de pointe, il fait référence à l’ICL qui s’adresse aussi bien aux myopes qu’aux presbytes et aux astigmates, âgés de 18 à 40 ans. Il s’agit de venir poser des lentilles fines dans les yeux. Technique qui ne nécessite ni coupe ni enlèvement de tissu et qui apporte une vision claire et une perception aiguë de la profondeur et du contraste. Elle n’entraîne pas de sécheresse oculaire. Ces lentilles se portent à vie, mais après la quarantaine, il est possible que la personne doive porter des lunettes de lecture. Cette procédure est réversible et en cas de développement de la cataracte, on peut enlever les lentilles afin d’opérer le cristallin et remettre d’autres lentilles.

La seconde technique qui a fait la renommée du professeur Amar Agarwal, fils du fondateur de la clinique de Chennai, est le «Glued Intraocular Lens» ou lentilles intraoculaires collées. Cette technique, inventée par lui, s’adresse aux personnes pré- sentant des cataractes compliquées et d’autres traumatismes graves aux yeux. Une cataracte compliquée peut faire les filaments soutenant le cristallin se relâcher, de sorte que celui-ci se déplace. L’intervention consiste à enlever le cristallin naturel et le remplacer par une lentille intraoculaire en acrylique spéciale, collée aux filaments par une résine naturelle connue comme fibrin. Cette technique du professeur Agarwal, appliquée pour la première fois en 2006 à Chennai, a été adoptée par les spécialistes du monde entier. Ces deux techniques sont pratiquées depuis 2013 à Maurice. 

La clinique d’Ébène reçoit en semaine une moyenne de 70- 80 patients par jour et davantage le samedi et le lundi. À lui seul, le Dr Akki, qui est à Maurice depuis 2006, a pratiqué plus de 10 800 interventions à Maurice et plus de 20 000 en Inde.

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