Grande-Rivière-Sud-Est: Rishi Barosah, bel exemple de sacrifice

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Si Rishi déclare que ses sacrifices ont payé, il ajoute quil lui a également fallu le soutien de son entourage.

Si Rishi déclare que ses sacrifices ont payé, il ajoute quil lui a également fallu le soutien de son entourage.

 Qui ne connaît Rishi Barosah dans le village de Grande-Rivière-Sud-Est ? Vous côtoierez cet ex-policier, aujourd’hui propriétaire de l’Aquasale Watersport Company Limited, et son équipe si vous décidez de faire un tour à l’île aux Cerfs. Chef d’entreprise, il nous raconte son parcours.

S’il fait des jaloux aujourd’hui, Rishi Barosah n’a pas eu une enfance facile. Il a connu les sacrifices et le dur labeur dès l’âge de 12 ans. Pour aider ses parents, il a commencé par vendre des gâteaux sans pour autant laisser tomber ses études. Quand son père est tombé malade, il prend conscience que sa mère devait s’occuper également de lui, de sa petite soeur et de son frère. C’est à ce moment-là qu’il décide d’intervenir en tant qu’aîné de la famille.

«J’avais 12 ans lorsque mon père est tombé malade. Ma mère s’occupait de nous. Et un jour, j’ai vu que ma mère, en manque de moyens, empruntait de l’argent d’une voisine pour que je puisse aller à l’école. Cela m’a touché et m’a fait de la peine. J’ai alors décidé de faire ce que je pouvais. Je lui ai suggéré de préparer des gâteaux pour que j’aille les vendre. Dans un premier temps, je parcourais le village. J’allais partout», nous raconte Rishi Barosah. Dans moins de temps qu’on ne le pense, les gâteaux attirent une fidèle clientèle.

«Les Coast Guards surtout aimaient nos gâteaux. Ils m’ont encouragé à trouver enn ti lamal gato. J’ai pu économiser Rs 500 et je l’ai achetée. Je me rappelle que j’étais trop petit et je n’arrivais pas à servir les clients. Ils ont alors posé des briques pour me faciliter la tâche. Tous les jours, je prenais ma bicyclette après les classes et j’allais vendre mes gâteaux.»

Les sacrifices ne s’arrêtent pas là. En sus des gâteaux, Rishi va aussi extraire le sable pendant les vacances. Il se réveillait à 4 heures du matin et accompagnait les adultes. «Lapli soley, mem fréser je les accompagnais.»

À 19 ans, il intègre la force policière et c’est cette même année que son père décède. Son parcours dans la force policière dure jusqu’à 2007, quand il décide de se consacrer entièrement à son entreprise. Brièvement, il raconte qu’il a fait partie de la Special Supporting Unit, des Coast Guards et du Helicopter Squadron.

Mais comment a-t-il eu l’idée de créer son entreprise ? «J’avais 14 ans lorsque j’avais vu un speed boat pour la première fois. Je m’étais dit qu’un jour j’en aurais un moi aussi.» Et c’est en 1994, qu’il décide de construire son bateau. «Après le cyclone Hollanda, il y avait du bois partout. Mon oncle et moi, nous sommes partis ramasser des morceaux. Après, on a trouvé un charpentier marin et on lui a demandé de construire un bateau. On n’avait pas suffisamment de moyens, on a dû commencer avec notre petit bateau en bois. On emmenait les touristes à l’île aux Cerfs et voir les cascades.» Il ajoute avec fierté que ce premier bateau est toujours là.

Rishi Barosah n’a pas que son entreprise à gérer. Il est aussi Zoning Manager de Sub Aquatic Network Limited. Il est responsable du projet de répartition des lagons. «J’étais un enfant de la mer. Cela m’a beaucoup aidé et, bien sûr, les formations aussi », ajoute-il.

Si aujourd’hui il se considère comme un homme stable, il avoue que c’est aussi grâce au soutien de sa famille et de ses proches. Pour lui, les sacrifices ont payé mais il a aussi fallu l’aide de son entourage.

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