Meurtre de Lara Rijs: rapport médicolégal accablant pour le vigile

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Sahib Meerhossen, 54 ans, est le principal suspect dans le meurtre de Lara Rijs

Sahib Meerhossen, 54 ans, est le principal suspect dans le meurtre de Lara Rijs

Les tests ADN en relation avec la mort de Lara Rijs sont connus. Le CP en a pris connaissance hier. Et on laisse entendre que cela sent le roussi pour le principal suspect. Son avocat parle, lui, de brutalité policière.

Développement de taille dans l’enquête du Central Criminal Investigation Department (CCID) sur l’assassinat de la Sud-Africaine Lara Rijs, 34 ans, dans son appartement à Pereybère dans la soirée du dimanche 13 août. Le commissaire de police (CP), Mario Nobin, a pris connaissance hier matin, lundi 21 août, du rapport du Forensic Science Laboratory (FSL) sur les résultats des tests ADN.

Ce rapport, indique-t-on dans les milieux des enquêteurs, serait accablant pour le suspect Sahib Meerhossen, 54 ans, vigile affecté aux appartements de l’AO Résidence Deluxe le soir de cet assassinat. Interrogé, Me Ravi Rutnah, avocat du suspect, dit ne pas être au courant de ce développement. Avant d’ajouter qu’il ne croit pas que la police va le tenir informé. L’avocat dit que Sahib Meerhossen a été emmené à l’hôpital samedi, pour y recevoir des soins, et qu’un officier de la Commission des droits de l’homme prendra sa déposition très prochainement.

Et, pourtant en début de soirée du vendredi 18 août, Me Ravi Rutnah avait écrit une lettre au CP pour clamer l’innocence de son client, disant que ce dernier allègue avoir été victime de brutalité policière. Il avait aussi consigné une déposition au poste de police de Moka. L’avocat dit que Sahib Meerhossen lui aurait fait part de ses tribulations entre les mains des policiers de la Criminal Investigation Division de Grand-Baie, le 14 août, et entre les mains des policiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT), les 15 et 16 août.

C’est aux alentours de midi, hier, que la directrice du FSL, Gowmatee Madhub-Dassyne, est arrivée aux Casernes centrales, une grosse enveloppe grise à la main. Elle était attendue par Mario Nobin. Le CP, interrogé par l’express, devait simplement déclarer que l’enquête est en bonne voie. Il n’a pas voulu en dire plus sur l’implication de Sahib Meerhossen ou si d’autres suspects sont mêlés à l’affaire. Il est prévu que le CP anime une réunion ce matin avec le patron du CCID, l’assistant commissaire de police Devanand Reekoye ainsi que d’autres enquêteurs. Cela afin de développer une stratégie à adopter face à ces nouveaux éléments apportés à l’enquête.

Des proches de Lara Rijs attendent, eux, le rapport préliminaire de l’autopsie du Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du département médico-légal de la police. Aux Casernes centrales, on fait ressortir que le médecin légiste doit d’abord obtenir tous les résultats des analyses du FSL avant de rédiger son rapport. C’est à la lumière de ce rapport que les proches de la victime décideront de la date d’incinération de la jeune femme. C’est ce qui explique que les services du Dr Satish Boolell ont été retenus pour une éventuelle contre-autopsie.

Mais à ce jour, Dr Satish Boolell n’a pas eu l’autorisation d’accéder à la chambre où le corps de la trentenaire avait été retrouvé. Il estime qu’il s’agit d’une étape nécessaire et importante avant de soumettre ses conclusions à lui.

Entre-temps, le corps de Lara Rijs repose dans une morgue de la société des pompes funèbres Elie & Sons. Lara Rijs était arrivée à Maurice le 29 avril. La découverte macabre avait été faite le lundi 14 août. Elle avait une profonde entaille au cou et une perforation à l’abdomen et avait été abusée sexuellement.

Sécurité : la compagnie de gardiennage pas en règle

Sahib Meerhossen travaillait à l’AO Résidence Deluxe, à Pereybère, depuis quatre mois. Il était le seul à assurer le service du soir alors qu’un autre gardien de sécurité était en poste pendant la journée. Un troisième y était affecté à temps partiel. Ils ont été embauchés par le syndic de la résidence, qui a fait appel à un habitant de Cap-Malheureux. Ce dernier dirige une petite société de gardiennage qui ne remplit cependant pas les critères pour les services de sécurité. Selon nos informations, toute société assurant le service de sécurité est placée sous la Private Security Service Act de 2004. C’est le CP qui délivre les autorisations nécessaires. Parmi les procédures : le vigile doit avoir un certificat de caractère en règle.

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