Tamarin: le Art Centre ou l’art sous toutes ses formes

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À g., l’une des artistes dans ses œuvres. En médaillon, Leanda Brass, la fondatrice du Tamarin Art Center.

À g., l’une des artistes dans ses œuvres. En médaillon, Leanda Brass, la fondatrice du Tamarin Art Center.

De prime abord, on peut penser que ce bâtiment n’est qu’un simple entrepôt désaffecté situé à côté d’un vieux bâtiment colonial. Et pourtant, c’est bien là que se trouve le Tamarin Art Centre, tout juste à 500 mètres de la sortie de Rivière-Noire. C’est ici que depuis 2014, Leanda Brass a fait rénover ce vieux bâtiment et l’a transformé en salle de classe où elle pratique l’art sous toutes ses formes.

C’est en 2011 que cette ressortissante britannique est venue à Maurice pour la première fois. Elle avait décidé d’y passer quelques mois après un accident. L’objectif était de se retrouver, se ressourcer et pratiquer son art, la sculpture notamment, avant de repartir. Le court séjour prévu s’est étendu à six ans.

«Je ne m’attendais pas à rester aussi longtemps. Je n’avais pas prévu non plus d’ouvrir un centre d’art ici», raconte Leanda Brass. «Les quelques mois sont devenus des années et pratiquer un peu d’art a pris la tournure de l’ouverture d’un centre.»

Ce n’est pas la première fois qu’elle lance un projet de ce type. Elle l’a déjà fait au Brésil et aux Etats-Unis où elle a vécu avant de venir à Maurice. Dans le centre d’art mauricien qu’elle a fondé, il n’y a pas qu’une seule spécialité de l’art qui s’y pratique.

Ce qui n’était un vieux dépôt fait aujourd’hui figure de galerie d’exposition où se tiennent aussi des classes de poterie, de danse, de musique, de sculpture pour ne citer que ceux-là. C’est aussi un espace où tous les artistes peuvent venir s’exprimer. «Les expatriés comme les Mauriciens peuvent s’y retrouver pour laisser s’exprimer leur passion ou la transmettre», déclare Leanda Brass.

Elle ajoute que «ici, il n’y a pas d’art que l’on ne peut pas pratiquer. Si l’expression a une forme artistique alors c’est de l’art. Même-la médecine traditionnelle en fait partie», continue Leanda Brass. «Il y a des cours pour les adultes et pendant les vacances uniquement, j’ouvre les portes aux enfants.»

Cette sculptrice de profession veut valoriser l’art pour tous dans région de Rivière-Noire et Tamarin. Ce qu’elle voudrait, c’est que tout le monde soit à pied d’égalité face à l’art.

«Mes portes sont ouvertes à tous ceux qui ont envie de pratiquer leur art. Par rapport à mes cours, je fais tout pour qu’ils soient abordables et ne coûtent pas plus de Rs 300. Mais si on me loue la salle pour un weekend, je ne peux modifier le prix», explique-t-elle.

Elle fait aussi appel à des artistes étrangers. Invités et pris en charge par le Tamarin Art center, ils viennent alors partager leur savoir-faire avec les artistes mauriciens. Leanda Brass a encore plusieurs projets en tête mais pour cela, il lui faudra trouver des parrains.

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