Trou-aux-Biches: le combat continue pour les forces vives

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Les forces vives dénoncent le fait que le poste de police n’ait quasiment plus de lumière. En médaillon, Rajeshnarain Gutteea, le coordonnateur

Les forces vives dénoncent le fait que le poste de police n’ait quasiment plus de lumière. En médaillon, Rajeshnarain Gutteea, le coordonnateur

À l’image du poste de police de Trou-aux-Biches, privé de lumière, la localité, prisée par les touristes, sombre dans les travers de la société. Notamment la prostitution et la drogue. Une situation à laquelle les forces vives s’opposent depuis des années…

Cela fait plusieurs années que les forces vives de la région de Trou-aux-Biches luttent pour le bien-être et la sécurité des habitants, selon leurs dires. Que ce soit contre le fléau de la drogue, l’insécurité routière, le nombre grandissant de pensionnats dans la région ou encore la prostitution, elles estiment que leurs multiples combats, à chaque fois, sont tombés dans l’oreille d’un sourd. Mais pour Rajeshnarain Gutteea, travailleur social et coordonnateur des forces vives, celles-ci ne comptent pas baisser les bras. «Le combat continue», souligne-t-il.

Cette fois-ci, il compte attirer l’attention des autorités concernées sur les problèmes auxquels font face les policiers du poste de Trou-aux-Biches. Et lance un énième appel par rapport à la promesse faite par les forces de l’ordre de placer des caméras CCTV à certains points chauds de Trou-aux-Biches.

Rajeshnarain Gutteea se dit concerné par les conditions de travail des policiers basés au poste de police de Trou-aux-Biches. «Je me suis rendu au poste de police samedi dernier. J’ai vu que les policiers n’ont pratiquement pas de lumière car plusieurs tubes de néon sont hors service», explique-t-il. Ils sont dans le noir, «comment voulez-vous qu’ils travaillent ?», se demande-t-il.

Absence de caméras

D’ailleurs, fait-il ressortir, plusieurs policiers l’ont approché pour lui faire part de ce problème qui perdure depuis un moment. «Il faudrait que les autorités concernées y remédient au plus vite.»

Il fait aussi comprendre que les forces vives veulent savoir où en est le projet d’installation de caméras de surveillance dans la localité. «J’avais fait des demandes à la police depuis quelque temps déjà, parce que Trou-aux-Biches est un endroit à risque. Il est primordial que tout le monde se sente en sécurité dans le village, que ce soit les villageois ou les nombreux touristes.» Et pourtant, soutient-il, on lui avait donné l’assurance que ce serait fait mais tel n’est pas le cas. «Je veux savoir où on en est.»

Rajeshnarain Gutteea remet une couche sur le problème récurrent de la drogue, de la prostitution et des dizaines de pensionnats qui sont construits dans la région. «C’est une lutte quotidienne que nous menons par rapport à ces problèmes dans le village», explique-t-il.

Toutefois, les forces vives de la région ont l’impression qu’elles prêchent dans le désert. Le conseil de district continue à octroyer des permis de «guest house», ce qui, aux dires du coordonnateur des forces vives, encouragerait la prostitution. Ces pensionnats, estime-t-il, attirent des personnes à l’allure louche.

Il invite la force policière à organiser un plus grand nombre de patrouilles, à faire plus de descentes sur le terrain et aussi à ses membres d’être sur leurs gardes. «Nous sommes prêts à collaborer avec eux pour que les habitants puissent dormir l’esprit tranquille la nuit», fait-il ressortir.

La réplique du conseil de district

Le président du conseil de district de Pamplemousses, Sunael Purgus, interrogé à ce sujet, répond aux forces vives de Trou-aux-Biches, sans pour autant jeter d’huile sur le feu. «J’estime que les forces vives de cette région font du bon travail. Toutefois, je pense qu’elles pourraient faire plus dans le village en travaillant de concert avec nous.» Concernant les caméras de surveillance, il explique que le vice-président du conseil, Kiran Callichurn, a déjà entamé des démarches à ce propos auprès du commissaire de police, Mario Nobin, et ce, depuis janvier. «C’est un gros projet qui ne peut être réalisé du jour au lendemain. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’a pas été abandonné.» Par rapport aux pensionnats, Sunael Purgus a déclaré qu’il y a des critères bien établis pour qu’un permis soit octroyé. «Si quelqu’un entame des démarches et que tous ses papiers sont en règle, nous devons lui accorder le permis», explique-t-il. Toutefois, si des activités louches s’y trament, il estime que c’est à la police de s’en charger.

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