Facettes cachées de…Le Dr Jude Padayachy: «Faire de Maurice un modèle dans l’OI»

Avec le soutien de

Le nouveau directeur de l’ONUSIDA pour Madagascar, les Seychelles et Maurice est le Mauricien Jude Padayachy. Il est persuadé que d’ici 2020, 90 % des Mauriciens vivant avec le VIH peuvent supprimer leur charge virale et ne plus transmettre le virus.

Les objectifs 90-90-90 sont-ils applicables à Maurice ?

Les objectifs 90-90-90 sont la voie de l’avenir. Cela implique que d’ici 2020, 90 % de toutes les personnes vivant avec le VIH connaîtront leur statut sérologique, que 90 % des PVVIH seront traités aux antirétroviraux (ARV) et que 90 % de toutes les personnes sur ARV connaîtront une suppression de leur charge virale. Cette séquence devrait entraîner une suppression de la charge virale chez 73 % des PVVIH d’ici 2020, ce qui est suffisant pour réduire la transmission et graduellement celle de la prévalence du virus. Cet objectif est basé sur une expérience cumulative mondiale et sur des informations stratégiques. Maurice dispose de l’infrastructure et a la capacité de réaliser cet objectif. Le Botswana est une success story en termes de réalisation de l’objectif 90% en tests de dépistage, 90 % en traitement et 90 % en suppression de la charge virale. Il y a longtemps, Maurice a réussi à éliminer la malaria qui était une menace pour la santé publique. Elle peut faire de même avec le VIH.

Comment y parvenir ?

 Il faut un engagement scientifique, politique et social. Il y a une volonté politique forte et un leadership à Maurice et la réaction au VIH s’est basée dans la plupart des cas sur de l’information scientifique. Le AIDS National Strategic Plan et son plan de monitorage et d’évaluation a été bien pensée et tient compte des opinions de toutes les parties prenantes. J’ai travaillé avec le personnel du National AIDS Council et je le trouve plein de ressources. Pour mettre fin au VIH, nous avons besoin du soutien de toutes les parties prenantes, y compris la contribution de la société civile. Ce serait une erreur de les laisser sur la touche ou de minimiser leur rôle. Dès ma prise de poste à Madagascar, j’ai assisté à un atelier de travail où Prévention, Information et Lutte contre le SIDA formait et autonomisait ses homologues malgaches avec patience et passion. Là où il faudra beaucoup d’efforts, c’est du côté de la stigmatisation et de la discrimination.

Que faites-vous durant votre temps libre et durant les week-ends ?

 Je me repose, je lis, je rattrape mon retard sur le travail. Durant les dernières années, j’ai été basé à Genève et j’en ai profité pour visiter certaines villes et pays européens à travers des charters. Comme ma mère vit en Suisse alémanique, j’en profitais pour passer un week-end par mois avec elle.

Parlez-nous de votre famille.

 Je suis marié à Lisa et nous avons quatre fils, David, Shiv, Sami et Sean. David est le manager d’un hôtel aux Seychelles, Shiv est pilote à Air Seychelles et Sami et Sean terminent leurs études secondaires. Nous avons trois petits enfants, Elyana, Zayne and Kaylen.

Cuisinez-vous?

Oui mais mon répertoire est limité. Je peux cuire du riz, faire bouillir du cassava et des patates douces, griller du poisson et cuisiner un curry, en particulier un curry de poulet au lait de coco, selon une recette transmise par mon grand-père.

Gourmand ou gourmet ?

J’aime la cuisine maison simple. Plusieurs membres de ma famille cuisinent bien, surtout des curry, des biriyanis et des spécialités à base de poisson. J’aime bien aller au restaurant pour déguster des spécialités pakistanaises, indiennes et chinoises.

Un péché mignon ?

Le lassi de mangue et des glaces, quel que soit leur parfum.

Pratiquez-vous du sport ? Lesquels ?

 J’ai pratiqué le karaté kyokushinkai depuis plus de 25 ans et je suis détenteur d’une ceinture noire de second dan. Le karate kyokushinkai apprend la discipline et la persévérance. Ce type de karaté est un moyen de vivre une vie valable et avec passion. Quel que soit le pays où j’ai été basé, je me suis fait un devoir d’assister aux sessions jusqu’à il y a un mois. Je m’intéresse aussi au yoga que j’ai appris il y a 30 ans.

Publicité
Publicité

Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires