Venezuela/pétrole: les revenus du groupe public ont chuté d'un tiers en 2016

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Le Venezuela a expédié 2,57 millions de barils (mbd) par jour en 2016, contre 2,9 mbd un an plus tôt. En 2017, la baisse s'est poursuivie, à 1,9 mbd en 2017, selon PDVSA.

Le Venezuela a expédié 2,57 millions de barils (mbd) par jour en 2016, contre 2,9 mbd un an plus tôt. En 2017, la baisse s'est poursuivie, à 1,9 mbd en 2017, selon PDVSA.

La compagnie pétrolière publique vénézuélienne PDVSA a annoncé samedi que son chiffre d'affaires avait fondu d'un tiers (-33,5%) en 2016, en raison de la chute des cours du brut, alors que le pays traverse sa pire crise politique depuis des décennies.

Le pétrole est la principale richesse du Venezuela, qui dispose des réserves les plus importantes au monde et en tire 96% de ses devises.

Selon PDVSA, le chiffre d'affaires a atteint 48 milliards de dollars en 2016, contre 72,17 milliards un an plus tôt.

Le prix moyen du brut vénézuélien était de 35,15 dollars le baril en 2016, contre 44,65 dollars en 2015, soit une chute de 21%.

Face à cette baisse des cours, l'entreprise d'Etat a dit avoir réalisé des réductions de coûts de 7,7 milliards de dollars.

Selon le ministère du Pétrole, le cours est toutefois remonté depuis, à 43,72 dollars en moyenne en 2017.

Le Venezuela a expédié 2,57 millions de barils (mbd) par jour en 2016, contre 2,9 mbd un an plus tôt. En 2017, la baisse s'est poursuivie, à 1,9 mbd en 2017, selon PDVSA.

Selon les analystes, le manque d'investissements pour l'exploration et l'entretien des installations pétrolières est une des raisons de cette chute de la production.

Face aux craintes d'un défaut de paiement, PDVSA assure qu'elle «continue d'honorer ses engagements envers les institutions financières et les détenteurs de bons sur le marché international».

L'agence de notation SP Global Ratings avait mis en garde contre ce danger en juillet, en raison de la détérioration de la situation économique du pays et de la hausse des tensions politiques, avec des manifestations hostiles au président Nicolas Maduro qui ont fait 125 morts depuis début avril.

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