Menacée par son mari, elle se réfugie chez une amie

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La jeune femme explique qu’elle doit se cacher pour que son mari ne l’agresse pas.

La jeune femme explique qu’elle doit se cacher pour que son mari ne l’agresse pas.

«Vini to pou koné ek mwa.» Cette phrase a été le déclic. Le jeudi 10 août, quand Ajay*, un habitant de Rivière-des-Anguilles, a menacé sa femme Tina* de la frapper à son retour, cette dernière, qui était de sortie, a décidé de ne pas retourner sous le toit conjugal. Ne la voyant pas revenir, ni elle, ni leur fille de trois ans, son époux a signalé leur disparition à la police dans la soirée. Retrouvée le lendemain matin, la jeune femme de 22 ans raconte à l’express le calvaire qu’elle a enduré aux côtés de son conjoint durant ces trois dernières années.

Affichant un air apeuré, Tina explique qu’Ajay l’avait épousée tout en sachant qu’elle aimait boire un verre et fumer des cigarettes. «Mais depuis que je me suis mariée avec lui, il m’a toujours frappée en prétextant qu’il n’aimait pas que je fume. Parfois, je dois me cacher derrière ma belle-mère pour l’empêcher de lever la main sur moi.» Elle indique que son bourreau «ne se gêne pas» pour commettre ses méfaits devant leur fille de trois ans. «Ziska mo tifi inn aprann zouré telman li zour mwa. Il frappe même notre petite fille. J’essaie de comprendre d’où vient le problème dans notre couple et pourquoi il manifeste une telle violence.»

En janvier de cette année, elle dit avoir été excédée d’être toujours victime de violences conjugales. «J’ai décidé de le quitter pour aller vivre chez mes parents. Mon papa est venu me chercher. Même devant lui, il ne m’a pas respectée : il m’a battue et séquestrée. Il a fallu que mon père fasse une déclaration à la police pour que je sois libérée de ses griffes.» La jeune mère est donc partie vivre sous le toit parental en compagnie de sa fille. En juin, Ajay est venu lui présenter ses excuses. Attendrie, elle est retournée dans leur maison. «Mais cela ne l’a pas empêché. Il s’est mis à me battre de plus belle.»

Jeudi, l’habitante de Rivière-des-Anguilles est allée récupérer sa carte d’identité. «J’ai dû attendre longtemps et il a commencé à se faire tard. Mon mari m’a appelée pour me demander pourquoi je me suis attardée et il m’a menacée. J’ai été prise de panique et j’ai décidé de ne pas rentrer à la maison. J’ai demandé à une amie de récupérer ma fille chez sa nounou et je suis allée me réfugier chez elle.»

La Central Investigation Division de Rivière-des- Anguilles l’a retrouvée chez son amie hier matin. Tina et sa fille étaient saines et sauves. «Tout est rentré dans l’ordre. La police nous a parlé, à mon mari et à moi, afin qu’il n’y ait plus de violence domestique ou de disputes dans la maison pour le bien-être de notre enfant

* Prénoms modifiés

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