Santé: l’hygiène des hôpitaux menacée

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L’approvisionnement de désinfectant fait défaut dans des formations sanitaires. Le projet de mise en place des technologies et outils de désinfection modernes est en cours.

La menace de la propagation des microbes et des bactéries plane dans des formations sanitaires. Un problème d’approvisionnement de désinfectant remet en question l’hygiène. «L’approvisionnement en désinfectant n’a lieu qu’une fois par an et la quantité ne suffit pas pour le besoin de toute l’année», rapporte un médecin dans un centre hospitalier de référence du district, hier.

Des formations sanitaires sont obligées d’utiliser leur propre ressource, pour se procurer des antisepsies à utiliser dans les chambres des malades,  les salles de soin et les blocs opératoires. « C’est une priorité pour prévenir les risques de transmission des microbes et des bactéries», enchaine ce médecin. Dans les maternités des centres de santé de base (CSB), ce sont les patientes elles-mêmes qui doivent fournir les savons et serpillières pour nettoyer la salle d’accouchement et la chambre. Même les grands hôpitaux attribuent à leurs patients cette responsabilité. Dans certains endroits, ils ne nettoient que le couloir et laissent aux malades le soin de nettoyer leur chambre.

Des médecins confient que les victimes de l’infection nosocomiale ou l’infection contractée dans un établissement sanitaire, sont nombreuses, à cause de ce manque d’hygiène. « Les patients des grands hôpitaux sont les plus exposés. Il y a plus de malades que dans les CSB», prévient une source.

Six unités de production

Six unités de production de désinfectants, à implanter dans les six chefs lieux de Province, devraient être fonctionnelles, en 2018. Il s’agit du projet de mise en place des technologies et outils de désinfection modernes à Madagascar. « Ils assureront l’approvisionnement de désinfectants de toutes les formations sanitaires. Nous n’aurons plus à importer de désinfectants de l’étranger », souligne le
Dr Hery Andriamanjato, directeur du Partenariat au sein du ministère de la Santé publique. La qualité de la prise en charge des malades au niveau des formations sanitaires devra donc s’améliorer avec ce projet. C’est d’ailleurs l’objectif, selon la précision du Dr Hery Andriamanjato. « La propagation des microbes, dont l’infection nosocomiale, devrait diminuer», rassure-t-il.

Le ministère des Finances de la fédération de Russie va financer ce projet, dans le cadre de l’Accord de conversion de dette entre les gouvernements russe et malgache, selon le communiqué du conseil des ministres du 9 août. Ce renforcement de l’hygiène dans les formations sanitaires, est inclus dans le projet de couverture de santé universelle.

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