La Louisa: l’Italien Mark Suzak ou l’as des carreaux

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Un travailleur montrant les carrelages qui sont prêts à être livrés.

Un travailleur montrant les carrelages qui sont prêts à être livrés.

La Louisa est une petite localité située près de Bois-Rouge et qui est réputée pour son centre équestre. C’est aussi le lieu choisi par l’Italien Mark Suzak pour établir son entreprise. C’est là qu’il transforme la pierre brute en carrelage. Une nouveauté, selon lui, à Maurice. «Je n’ai jamais vu quelqu’un d’autre à Maurice réaliser du carrelage avec de la pierre. Je suis le premier, je crois», dit-il fièrement.

Ce trentenaire souriant est passionné par ce qu’il fait. Il estime que c’est un secteur très prometteur car les demandes affluent. 

«La pierre devenue carrelage est en grande demande. Nous avons pas mal de clients», raconte-t-il. Ces derniers sont généralement des personnes qui font construire ou rénovent leur maison. «Mais nous sommes aussi sollicitées par de grandes entreprises pour de grosses commandes», poursuit-il.

Simplicité

Il trouve ce métier simple. À l’entrée de son atelier, des dizaines d’énormes pierres de couleur attendent. À l’aide de ses équipements, il les découpe et les affine pour les transformer en carreaux qui assemblés feront un joli carrelage sur le sol ou mural.

«Des maçons le font aussi mais ce n’est pas pareil. Ce n’est définitivement pas avec la même précision et cela ne donne pas le même coup d’œil», explique l’entrepreneur. Il ajoute que les gens préfèrent se tourner vers lui car tout le travail en amont, qu’ils nomment «bann dézord» – cela inclut la pollution sonore et la poussière – se fait dans son atelier et pas à leur domicile. Ce qui n’est pas le cas avec les maçons et autres ouvriers qui travaillent la pierre.

Espionnage

Mark Suzak est réticent à parler de ses équipements de coupe et autres machines à polir. «Il y a plusieurs personnes qui viennent ici pour m’espionner et connaître mes secrets de fabrication afin de pouvoir me copier. Je préfère rester silencieux sur le sujet», dit-il en rigolant. Nous n’aurons donc pas le droit de photographier ses équipements.

Mark Suzak caresse d’autres projets qu’il veut faire aboutir dans les mois à venir, voire dès l’an pro- chain. Il veut exporter ses carrelages. «Nous travaillons actuellement sur ce projet. Au plus tard l’année prochaine, mes carrelages seront exportés vers la Slovaquie où un entrepreneur local se chargera de leur distribution en Europe», précise-t-il. 

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