Meurtre de Nelson Simon: «Pa koné si linn gagn problem ar dimounn», dit sa fille

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Le domicile de Nelson Simon (en médaillon), examiné par les éléments de la police scientifique, dans la soirée du lundi 24 juillet.

Le domicile de Nelson Simon (en médaillon), examiné par les éléments de la police scientifique, dans la soirée du lundi 24 juillet.

Qui en voulait à Nelson Simon, âgé de 76 ans ? Le corps sans vie de ce septuagénaire, domicilié à Cité-Malherbes, Curepipe, a été retrouvé dans la nuit du lundi 24 juillet. La thèse d’un acte malveillant est privilégiée. L’autopsie pratiquée par les médecins légistes de la police, le Dr Maxwell Monvoisin et le Dr Prem Chamane, a attribué le décès de Nelson Simon à une «exsanguination due to injury to genital».

C’est son petit-fils, âgé d’une vingtaine d’années, qui a fait la découverte macabre. Si pour son entourage, il était un homme sans histoire, d’autres qui l’ont côtoyé, parmi une ex-collègue, racontent qu’il était un grand charmeur. «Je le connais bien. Il était un charmeur», dit une femme qui a déjà travaillé avec lui dans le passé dans une compagnie de nettoyage.

Nelson Simon avait quitté Maurice avec son épouse pour l’Italie, où ils ont longtemps travaillé avant de regagner le pays. Depuis le décès de son épouse et de ses fils, il vivait avec son petit-fils. Sa fille, Françoise Simon-Mootooveeren, raconte que son père n’a pas eu de problème avec qui que ce soit. «Li bien ar tou dimounn. Mo pa o kouran linn gagn problem ar dimounn. Li pann dir mwa narnié», dit Françoise Simon-Mootooveeren.

Elle raconte que la dernière fois qu’elle a vu son père, c’était dimanche. «Il était venu chez moi à la rue Commerson, à Curepipe. Il a mangé, puis nous avons discuté de l’organisation d’une messe pour rendre hommage à l’un de mes frères qui est décédé l’année dernière», poursuit Françoise Simon-Mootooveeren. Elle explique que son père est rentré tout de suite après. «Li dir mwa li pé al dormi. To koné mo kontan dormi kouma mo fini manzé», relate Françoise Simon-Mootooveeren.

Une voisine de Nelson Simon abonde dans le même sens. Elle raconte qu’il était un homme correct. «Sak fwa mo trouv li mo dir li ki manier Ton Simon. Li ti enn bon dimounn», dit-elle.

Pour l’heure, la police a procédé à l’arrestation de Marie Ivy Lafalaise, 64 ans, une belle-sœur de la victime. La sexagénaire, qui habite à quelques mètres de la victime, fait souvent le va-et-vient chez elle. Elle s’occupe de la victime en l’absence de son petit-fils, notamment en lui apportant à manger et du thé. Lors de son interrogatoire par les limiers de la Criminal Investigation Division de Curepipe, Marie Ivy Lafalaise a nié toute implication dans cette affaire. Mais ses versions n’étaient pas cohérentes, elle a changé de version plusieurs fois. C’est ce qui aurait poussé les enquêteurs à croire qu’elle pourrait être impliquée. Elle a comparu en cour de Curepipe sous une accusation provisoire de meurtre avant d’être reconduite en cellule policière.

Hier, mardi 25 juillet, les éléments de la police scientifique, ainsi que le chien renifleur de la police, ont été sollicités pour recueillir d’autres preuves. La localité et un terrain de foot à proximité de la maison de la victime ont été passés au peigne fin.

De leur côté, les proches de Marie Ivy Lafalaise expliquent qu’ils croient en son innocence. «Elle est incapable de tuer une mouche. Ton Simon a l’habitude de venir chez Marie Ivy. Ils sont très proches. C’est un homme très affectueux avec tous les membres de sa famille», raconte la belle-fille de Marie Ivy Lafalaise. Quant au fils de Marie Ivy Lafalaise, il n’a pas voulu faire de commentaire. «Mo pa pou dir narnié. Mo less létan fer so travay», a-t-il lancé. Les funérailles du septuagénaire sont prévues aujourd’hui.

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