Mort de Joachim Paumero: «Je pleure toujours mon fils»

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Marco Paumero est convaincu que son fils Joachim (en médaillon) a été tué.

Marco Paumero est convaincu que son fils Joachim (en médaillon) a été tué.

Malgré sa peine, Marco Paumero ne baisse pas les bras. Il se bat pour que la vérité triomphe sur la mort de son fils Joachim, son rayon de soleil.

Cela fera bientôt un an depuis que son fils est mort. Mais la tristesse de Marco Paumero, 61 ans, est toujours aussi grande. «Il ne se passe pas un jour sans que je ne pleure la mort de Joachim.» Alors qu’il était en vacances à Maurice, ce militaire français de 26 ans, informaticien dans l’armée de l’air, avait été porté disparu le 16 juillet 2016. Treize jours plus tard, son corps en état de décomposition avait été retrouvé sur une falaise, à Bassin Vert, Bambous. L’autopsie, pratiquée par les Drs Sudesh Kumar Gungadin et Prem Chamane, avait conclu que la victime avait eu le crâne, la mâchoire et la colonne vertébrale fracturés. 

Marco Paumero, qui vit à Maurice depuis 17 ans et qui détient la double nationalité, a toujours des doutes. Ses questions sont toujours restées sans réponse, l’enquête prend trop de temps et il n’y a aucune retombée concluante, déplore-t-il, lorsque nous l’avons rencontré chez lui à Albion. Il continue de se battre pour que la vérité sur la mort de Joachim Giuseppe Paumero triomphe. «Je suis convaincu que ce n’est ni un accident ni un suicide. Mon fils a été tué et il faut que les coupables soient punis. Il respirait la joie de vivre et trouvait les mots pour réconforter ceux qui n’allaient pas bien. C’était lui le rayon de soleil de tous ses proches et ses amis.» 

Le sexagénaire se dit convaincu que le jeune homme a dû faire une mauvaise rencontre ce jour-là. Il relate que, le 15 juillet 2016, Joachim était perturbé car un videur lui avait demandé de quitter une boîte de nuit, à Cascavelle. «Mon fils avait pris quelques verres comme des jeunes de son âge, mais il n’était pas ivre. Il avait quelque peu heurté quelqu’un en dansant mais ce n’était rien de méchant. Ce n’était pas fait exprès.» 

De plus, impossible que Joachim ait emprunté, seul, le sentier qui mène vers le lieu où il a été retrouvé, d’autant qu’il pleuvait, dit Marco Paumero. Avis que partagent ceux qui l’ont accompagné lorsqu’il a fait le parcours pour comprendre ce qui s’est passé. Autre fait intrigant : les effets personnels de Joachim Giuseppe Paumero ont aussi disparu. 

L’écriture pour oublier 

Depuis ce drame, Marco Paumero s’est plongé dans l’écriture pour oublier sa peine. «Je compte bientôt écrire un livre. Je dessine et je fais aussi de la peinture pour me changer les idées. C’est une douleur insupportable d’être constamment dans le doute.» Ses regrets n’arrangent pas les choses. En effet, il a dû rentrer en France pour les funérailles de sa mère au moment où Joachim, qu’il n’avait pas vu depuis des années, est arrivé à Maurice. «C’est le soir de l’enterrement de ma mère que j’ai appris que mon fils a disparu», relate-t-il amèrement. 

Du côté de l’enquête, le rapport du laboratoire scientifique n’a rien décelé sur le cadavre du jeune homme car l’état de décomposition était très avancé. Toutefois, l’enquête se poursuit. 

Par ailleurs, l’homme se dit concerné par ce qui s’est passé à Albion, faisant allusion à Janice Farman, tuée le 6 juillet. «C’est dommage qu’Albion soit au coeur des tristes faits divers.» Il explique qu’une marche pacifique dans le but de protéger les citoyens d’Albion sera organisée demain. Celle-ci débutera à l’église du village et prendra fin au domicile de l’Écossaise.

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