Rodrigues: le dessalement devenu réalité

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Signature d’accord entre les différents partenaires, mardi 11 juillet, à Port-Mathurin.

Signature d’accord entre les différents partenaires, mardi 11 juillet, à Port-Mathurin.

«J’avais un rêve pour Rodrigues car je connaissais le manque d’eau et ses conséquences sur l’homme et l’alimentation.» Déclaration de l’ambassadeur de France à Maurice, Gilles Huberson, lors du lancement du projet de dessalement à Rodrigues, lundi 10 juillet. Un projet financé par plusieurs instances internationales, dont la Commission de l’océan Indien (CoI), l’Agence française de développement (AFD), et l’Union européenne (UE), entre autres.

Un protocole d’accord a été signé, mardi, entre les bailleurs de fonds et l’Assemblée régionale à Port-Mathurin. Ce projet permet de faire fonctionner les unités de dessalement  à l’énergie solaire, et non à l’énergie fossile, produit par le CEB. L’objectif est de fournir de l’eau aux Rodriguais de manière écologique et durable.

Le dessalement à Rodrigues passe aujourd’hui à sa phase d’exécution à Caverne-Bouteille, où l’unité produira 80 m3 d’eau par jour pour 60 kw de panneaux solaires.

«C’est une manière de faire passer de nouvelles idées afin de produire et de consommer l’énergie propre. J’ai toujours voulu utiliser l’énergie solaire pour le dessalement de l’eau de mer», a expliqué Gilles Huberson. Et d’ajouter qu’il souhaite que, dans un proche avenir, les trois autres unités de dessalement puissent aussi fonctionner à l’énergie solaire, afin de fournir quelque 240 m3 d’eau par jour. «Ce qui sera un bel exemple pour Rodrigues.»

Le chef commissaire Serge Clair a, pour sa part, déclaré que le projet de dessalement aurait coûté plus cher sans l’aide des différents partenaires. «Je tiens à exprimer ma gratitude envers toutes ces instances internationales qui viennent en aide à Rodrigues. Pendant des années, nous avons été oubliés, mais depuis quelque temps d’autres pays et organisations internationales nous soutiennent. C’est vrai que notre île est isolée car nous sommes au bout du monde. Je souhaite qu’il y ait d’autres collaborations dans divers secteurs», a-t-il fait ressortir.

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