Election partielle au n°18: «Plus la campagne dure, plus le coût augmentera»

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Le PTr, le MMM et le Reform Party livrent leurs prévisions budgétaires.

Le PTr, le MMM et le Reform Party livrent leurs prévisions budgétaires.

L’aide des bailleurs de fonds, le soutien des électeurs, la contribution des membres… Tous les moyens seraient bons pour financer la campagne de la partielle au n°18 (Belle-Rose–Quatre-Bornes). Mais il est nécessaire d’avoir plus de précisions sur la date de l’élection. Car qui dit longue campagne, dit forcément gros besoins de financement, avance-t-on dans le milieu concerné. Selon nos recoupements, une partielle qui s’étire sur plusieurs mois peut coûter jusqu’à Rs 15 millions, notamment à cause de l’organisation et des réunions.

«C’est aux responsables des partis d’assumer la gestion des moyens financiers pour une campagne. Pour l’instant, nous ne savons pas quand le writ of election sera émis. C’est normal que plus la campagne dure, plus le coût augmentera au niveau du transport et autres logistiques», explique Arvin Boolell, candidat du Parti travailliste (PTr) au n°18.

Un parti au pouvoir peut plus facilement avoir l’aide de bailleurs de fonds contrairement à un parti de l’opposition, souligne Arvin Boolell. «Pour le PTr, c’est encore plus compliqué avec nos financements qui sont bloqués.» Mais nous comptons sur le soutien de l’électorat, indique-t-il. Les problèmes de financement ne comptent pas cependant décourager les Rouges à travailler le terrain.

Du côté du Mouvement militant mauricien, il est clair qu’il faut agencer la stratégie de campagne en fonction de la date de l’élection partielle, si elle aura bien lieu. «Il s’agit d’une préparation aux élections générales. Mais pour l’instant, nous n’avons pas vraiment lancé la campagne», lâche Ajay Gunness, secrétaire général du parti mauve. Pour financer la campagne, le MMM compte non seulement sur l’aide des sympathisants du parti mais aussi sur la contribution des membres.

Au sein du Reform Party, c’est une tout autre approche. «Le Reform Party n’a pas besoin d’autant d’argent que ces ‘dinosaures’. Nous postons régulièrement des vidéos sur Facebook, entre autres plateformes. Et nos réunions, nous les faisons chez des familles qui nous accueillent», dit Roshi Bhadain.

Le Reform Party compte déclarer son financement et toutes les rentrées d’argent seront auditées par une firme indépendante, affirme l’ex-ministre de la Bonne gouvernance. «Pour les réunions où nous devrons louer des chaises, des marquises ou autres, les membres du parti apporteront leur contribution.»

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Roshi Bhadain a finalement mis sa menace à exécution ce vendredi 23 juin. Vers 18 h 30, la nouvelle de sa démission se répandait comme une traînée de poudre. Retour sur cette démission diversement commentée.

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