Equateur: Caicedo, victime d'insultes racistes, remercie ses soutiens

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«Non au racisme», a-t-il conclu son message.

«Non au racisme», a-t-il conclu son message.

L'attaquant international équatorien Felipe Caicedo a remercié samedi les soutiens «qui se sont manifestés contre le racisme», après avoir été traité de «singe» et de «gorille» par un journaliste péruvien, l'Equteur et le Pérou devant s'affronter en qualifications du Mondial-2018 dans deux mois.

«Merci à tous les gens qui se sont manifestés contre le racisme, il est clair que ce monsieur ne représente pas le Pérou, mais uniquement le manque de valeurs, un certain complexe et la haine», a écrit le joueur de l'Espanyol Barcelone dans un court texte publié sur Twitter.

«Non au racisme», a-t-il conclu son message.

Caicedo, âgé de 28 ans, est l'un des cadres de la sélection équatorienne, toujours en course pour se qualifier pour la Coupe du monde 2018. Dans cette optique, un match crucial l'attend contre le Pérou, qui la talonne au classement, le 5 septembre à Quito.

Dans son émission diffusée sur la chaîne du câble Willax le 14 juin, le journaliste péruvien Phillip Butters, en évoquant les prochains rendez-vous sportifs de la «Blanquirroja», a qualifié les Equatoriens de «crocodiles d'altitude»

«Les Equatoriens ne sont pas noirs, ce sont des crocodiles d'altitude», a-t-il déclaré, avant de viser Caicedo: «Vous pouvez faire un test ADN sur Caicedo, et il n'est pas humain, c'est un singe, un gorille.»

Phillip Butters a déjà été impliqué dans des polémiques similaires, accusé par le passé d'avoir proféré des déclarations misogynes et homophobes.

Ses propos ont provoqué une vague de soutien en faveur du joueur, venant du monde du football comme de la politique. «La couleur de peau fait partie de la riche diversité de ce pays. @FelipaoCaicedo, tu es la fierté de l'Equateur! Sur le terrain, comme sur les valeurs!», a écrit samedi le président équatorien Lenin Moreno.

Le ministère de la Culture du Pérou, engagé ces derniers mois dans des campagnes de lutte contre le racisme, a également annoncé son rejet «de toutes les manifestations racistes qui portent préjudice à un individu ou à un groupe de personnes.»

Les insultes racistes sont courantes dans les stades de football au Pérou, où tenir de tels propos est passible de trois années de prison. La plupart des cas passés devant la justice aboutissent à une amende.

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