Danse contemporaine : Échange fructueux entre Maurice et Madagascar en chorégraphie

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Pour Jean-Renat Anamah (avant, 2e à g.) le projet Labdihy est une transmission de connaissances et de partage.

Pour Jean-Renat Anamah (avant, 2e à g.) le projet Labdihy est une transmission de connaissances et de partage.

Ariry Andriamoratsiresy, chorégraphe connu de la Grande île, et qui dirige la compagnie et école de danse Rary, était à Maurice dans le cadre du projet Labdihy, conçu avec le chorégraphe mauricien, Jean-Renat Anamah. Lors de son séjour, qui était du 29 mai au 4 juin, Ariry Andriamoratsiresy a rencontré plus d’une dizaine de danseurs mauriciens et animé un atelier avec des enfants. Des slammeurs et un musicien ont également travaillé avec le chorégraphe malgache.

«Labdihnamy signifie laboratoire pour la danse. Le projet est consacré à la recherche et l’exploitation chorégraphique», explique Ariry Andriamoratsiresy, qui ajoute que «ce projet se fera en deux temps. Dans un premier temps, deux chorégraphes malgaches dont moi et la danseuse Chantal Tantely Razanamaro, ont fait le déplacement à Maurice. Un artiste mauricien a été choisi pour se rendre à Madagascar avec Jean-Renat Anamah. Dans la Grande île, deux chorégraphies seront conçues. La première avec Jean-Renat Anamah et cinq jeunes danseurs malgaches, et la seconde avec le Mauricien choisi, avec Chantal et moi. Ces deux chorégraphies seront ensuite présentées au Festival de danse 321 à Madagascar l’an prochain».

Le Mauricien qui a été choisi pour ce projet artistique est Ginaud Nicolas Clarice de la compagnie SR Dance de Stephen Bongarçon. «Nous l’avons choisi pour sa personnalité sur scène. Il correspond à ce que nous recherchons. Ce n’est pas un danseur qui reste dans le cadre, on sent qu’il veut aller plus loin», explique Ariry Andriamoratsiresy. Jean-Renat Anamah et lui se disent satisfaits du niveau des danseurs qu’ils ont rencontrés. «Nous avons eu des danseurs qui font partie de compagnies de danse mais également des danseurs individuels. Tous nous ont étonnés», raconte le Mauricien.

Pour lui, ce projet est une transmission de connaissances et de partage. «En tant que chorégraphes ayant évolué dans cet univers, malgré les hauts et les bas, c’est notre devoir, voire notre mission, de former et de diriger les jeunes vers la création», explique-t-il.

Jean-Renat Anamah et Ariry Andriamoratsiresy espèrent, à travers ce projet, créer un pont entre Maurice et Madagascar. «Nous avons beaucoup d’échanges avec La Réunion mais c’est plus compliqué avec Maurice. Nous espérons que, dans le cadre de ce projet, il y aura plus d’échanges entre nos danseurs et que Labdihy prendra encore plus d’ampleur. Nous souhaitons qu’à la prochaine édition, nous puissions faire venir plus de danseurs mauriciens. Et peut-être que, si tout va bien, vous pourrez également organiser un Festival de danse à Maurice», dit Ariry Andriamoratsiresy.

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