H1N1: les cliniques appelées à injecter du Tamiflu aux grippés

Avec le soutien de
Des patients dans une «Flu Clinic». Les cliniques privies ne peuvent plus envoyer leurs échantillons à Candos.

Des patients dans une «Flu Clinic». Les cliniques priviées ne peuvent plus envoyer leurs échantillons à Candos.

Les patients présentant des symptômes de grippe devront être injectés de Tamiflu à partie de maintenant. C’est ce que le ministère a préconisé aux autorités hier, vendredi 10 mai, aux autorités.  A défaut de pouvoir identifier le type de virus dont souffrent les malades. En effet, le laboratoire de virologie de Candos, qui réalise les tests, est débordé. La Tamiflu est une injection antivirale qui coùbat le virus de la grippe alors que le vaccin anciennement préconisé et disponible dans les hôpitaux est préventif.

Le Dr Nand Pyndiah, virologue, a demandé hier aux cliniques de ne plus envoyer d’échantillons. Résultat : dans le doute quant aux conclusions, les cliniques doivent injecter le médicament qui guérit la grippe H1N1.

Depuis le 30 mai, il y a eu au total de 81 nouveaux cas recensés dans les hôpitaux. Ce qui ramène ainsi le chiffre des personnes ayant contracté le virus à 115 depuis le début de l’année. Mais le ministère ne semble pas prêt à déclarer un état d’alerte. Pourtant, cette situation au centre de virologie laisse présupposer qu’il y a beaucoup plus de cas que ceux déclaré officiellement. Malgré la position du ministère, l’affluence ne faiblit pas dans les «flu clinics». Cette semaine, les hôpitaux étaient en rupture de stock de vaccin. Une cargaison de 10 000 doses a été importée d’urgence. 70 000 autres doses devraient arriver la semaine prochaine.

Dans les hôpitaux, la psychose continue. C’est au tour des médecins de demander des mesures de protection plus appropriées. Par exemple, à l’hôpital de Flacq, où un médecin a contracté cette semaine le virus, le personnel soignant a envoyé une lettre au ministère. «Il faut qu’on nous donne les équipements de protection adéquats. Il faudrait aussi mieux gérer le stock des vaccins. Les procédures d’isolement doivent aussi être améliorées», maintient le Dr Vinesh Sewsurn, président de la Medical Health Officers Association.

Publicité
Publicité

Dès l’annonce, de nouveaux cas de la grippe H1N1, l’on s’alarme. Pourquoi ? Maurice a en tête la psychose qui s’était installée en 2009. Puis, en 2013. Faut-il vraiment s’inquiéter? Déjà, le point sur l’évolution de ce virus à Maurice.

D'autres articles »
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires