Film City, épisodes à suivre

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La smart city d’Omnicane devra aussi contenir une «Film City».

  La smart city d’Omnicane devra aussi contenir une «Film City».  

L’an dernier, le Budget annonçait qu’une «Film City» verrait le jour dans la «smart city» d’Omnicane. En octobre, le projet, incluant Mon-Trésor Studios – l’ancienne sucrerie aménagée en studios – était présenté au ministre des Finances, Pravind Jugnauth. Aujourd’hui qu’il est Premier ministre, où en est le projet ? Éléments de réponse…

C’est à l’abri des regards que le film est tourné. Où est le projet de Film City, inclut dans la smart city d’Omnicane ? Ce projet figurait dans le Budget 2016-2017. Sollicité un an plus tard, nous apprenons seulement, par le truchement du communicant d’Omnicane, que «la Film City est toujours d’actualité. Des rencontres de suivi sont prévues en Europe durant les prochains jours. Le projet suit son cours de manière très satisfaisante et encourageante». 

Marcel Lindsay Noé, de Tropikana Studios, explique, pour sa part, que «nous sommes prêts. La balle est dans le camp d’Omnicane». Il precise que le projet concerne environ «6 000 mètres carrés de studio, avec un film tank, pour environ Rs 800 à Rs 900 millions». 

Ce responsable ajoute que sa société avait déjà signé un accord avec Pinewood, un important studio «basé en Angleterre, avec des filiales en Georgie, aux États-Unis, en Malaisie etc. Nous sommes venus avec les finances et Pinewood comme partenaire. Et c’est Omnicane qui apporte le bâtiment et les terrains». 

Une présentation de la smart city d’Omnicane au ministre des Finances, Pravind Jugnauth, avait eu lieu en octobre 2016. Il resort alors  que c’est l’ancienne sucrerie de Mon-Trésor qui sera aménagée pour abriter des studios. 

Entre-temps, « Pinewood change de management». Coup de frein au projet. Jusqu’à l’association avec un nouveau partenaire. Qu’à cela ne tienne, Marcel Lindsay Noé pense aussi au potentiel de la mer. «Nous allons créer une division maritime de Tropikana. Je ne peux pas vous dire où elle sera exactement mais ce sera dans le Sud. C’est pour filmer sur la mer, car nous avons un infinity skyline.» 

Cela se fera en collaboration avec une société britannique, Square Sail, précise le directeur de Tropikana. «Nous comptons acheter des voiliers.» Facture pour un bateau : «entre Rs 10 à 15 millions.» Les fonds sontils disponibles ? Marcel Lindsay Noé affirme que c’est le cas.

Ces clichés viennent du tournage de la série télé britannique «Killing the Cure».

Deux épisodes de la première saison ont été tournés dans le courant de la semaine à Maurice. Une équipe technique entièrement locale a assuré ce tournage coordonné par Tropikana Studios.

Trois Mauriciens jouent également dans la série. Il s’agit de Joel Ramdoo, dans la peau d’un tueur en série, Pascal Bestel et la jeune Romane Gufflet. «Killing the Cure» bénéficie des 40 % du «Film Rebate Scheme» et du programme de la Mauritius Tourism Promotion Authority, «Film Induced Tourism». 

L’actrice principale de la série est Miranda O’Hare, actrice d’origine australienne, installée à Los Angeles. Elle donne la réplique à Simon Philips, créateur de la série et acteur, Paul Tanter et Justin Gordon, entre autres.

Budget : les annonces de l’an dernier

Le cinéma occupait le haut de l’affiche dans le Budget l’an dernier. Le «Film Rebate Scheme» – rabais sur les dépenses des équipes de tournage – passait de 30 % à 40 %. La Mauritius Film Development Corporation obtenait Rs 10 millions pour l’achat d’équipements, qu’elle pourrait alors louer aux réalisateurs. La première «Film City» devait voir le jour dans la smart city d’Omnicane, projet qui prévoyait aussi une école de formation.

La MFDC dans l’attente d’équipements

Le Budget de l’an dernier accordait Rs 10 millions à la Mauritius Film Development Corporation (MFDC) pour l’achat d’équipements. Où sont les lumières, trolleys électroniques et appareils pour positionner les caméras, entre autres? «Le ‘Bids Evaluation Committee’ examine actuellement les offres qui ont été reçues», explique Vikram Jootun, directeur de la MFDC. 

En attendant, quelles demandes a-t-il formulé pour l’exercice budgétaire à  venir ? «Nous voulons soutenir davantage les réalisateurs locaux, que ce soit en termes financiers ou logistiques. Trois longs métrages sortiront dans l’année. Il y a le film des Komiko, de Sada Rajiah et de Kovilen Marimootoo. Les deux réalisateurs sont les vainqueurs des concours que nous avons organisés. Ils ont eu l’occasion d’aller à des festivals en Inde (Jaipur et Bombay pour Sada Rajiah, Hyderabad pour Marimootoo). Ils ont rencontré des professionnels et sont prêts à passer au long-métrage.»

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