Rodrigues: un village bio en devenir

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Le commissaire de l’agriculture, Richard Payandee, en compagnie de  deux de ses collaborateurs.

  Le commissaire de l’agriculture, Richard Payandee, en compagnie de  deux de ses collaborateurs.  

Richard Payandee veut le faire et il compte s’y atteler sans tarder. Le nouveau commissaire de l’agriculture souhaite miser sur une agriculture bio ainsi que sur l’écologie dans son ensemble. Un retour à la vie passée qui, selon lui, n’a rien de magique. Il suffit simplement de changer la façon de pratiquer l’agriculture et l’élevage.

Aucun village n’a encore été identifié pour ce projet. Le commissaire compte solliciter l’aval du Conseil exécutif afin que soit voté un règlement sur la fin de l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques dans le village qui sera appelé à être bio. Selon lui, les papillons, abeilles et autres insectes pollinisateurs reviendront alors rapidement. Les animaux, quant à eux, seront nourris avec des produits locaux et bio.

Transition écologique

Il estime que «cette belle histoire», qui est une transition écologique, ne doit pas être perçue comme un boulet à traîner mais plutôt comme une formidable opportunité d’avenir. «Le gouvernement va initier des mesures pour accompagner les agriculteurs de ce village», s’enthousiasme Richard Payandee. Si ce projet devient un succès, et il le sera selon le commissaire, d’autres localités seront appelées à emboîter le pas à ce village.

Le commissaire souligne que l’avenir de Rodrigues se trouve dans la terre. «Pour l’avenir du pays, il est temps de passer à l’action. Les Rodriguais sont prêts pour l’écologie. Si nous ne pratiquons pas l’agriculture bio, ce secteur est appelé à disparaître. Et je suis intimement convaincu que Rodrigues a tout à gagner en adoptant cette méthode de production», insiste-t-il. A noter qu’un produit aura de la valeur bio seulement s’il est certifié.

«Action Man»

Richard Payandee déplore que des villages n’aient plus rien à voir avec ceux qu’il a connus dans son enfance. Surnommé Action Man à cause de certaines décisions courageuses qu’il a prises, notamment concernant l’interdiction de l’utilisation des sacs en plastique et la fermeture de la pêche à l’ourite, il trouve regrettable qu’aujourd’hui, à de rares exceptions près, seuls les anciens continuent à pratiquer une agriculture saine. Les jeunes qui s’impliquent dans cette activité, dit-il, se tournent vers une agriculture chimique, ce qui amènera la «mort» des villages à moyen et long termes.

Dans le passé, quand Rodrigues était considérée comme le grenier de l’île Maurice, elle pratiquait déjà une agriculture ainsi que l’élevage bio. Un retour vers les pratiques passées n’est donc pas un tour de magie pour les Rodriguais…

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