Bundesliga: les jeunes loups au top, le flop des «historiques»

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Le promu Leipzig qualifié pour l'Europe, Hoffenheim et son entraîneur de 29 ans aux portes de la Ligue des champions! La Bundesliga a pris un sacré coup de jeune en 2016-17, au détriment de clubs «historiques» comme Hambourg, Leverkusen, Brême ou encore Mönchengladbach.

Leipzig, le choc «Red Bull»

Pour sa première année dans l'élite, le RB Leipzig a fait les gros titres durant toute la saison. D'abord accueilli à coups d'insultes et de quolibets par ceux qui lui reprochent d'être un simple support publicitaire pour la marque Red Bull, le club a peu à peu gagné la sympathie d'une grande partie du public en assurant le suspense en tête du championnat grâce à son mano a mano avec le Bayern Munich. Avec le plus jeune effectif de la Bundesliga, sans aucune star connue en début d'exercice, Leipzig termine deuxième et jouera la saison prochaine la Ligue des champions. 

Plus discret, l'autre promu de l'année Fribourg a pris la 7e place et peut encore espérer jouer l'Europa League, si Francfort bat Dortmund en finale de la coupe d'Allemagne le 27 mai.

Nagelsmann l'étoile montante

On parle déjà de lui comme futur entraîneur du Bayern Munich! Julian Nagelsmann avait 28 ans lorsqu'il a pris les rênes d'Hoffenheim en octobre 2015. Pour sa première saison complète sur le banc, il vient d'arracher la quatrième place et le droit de disputer un barrage pour tenter d'accéder à la phase de poules de Ligue des champions.

Plus jeune entraîneur de tous les grands championnats européens, il était à la tête d'un groupe juvénile à qui il a insufflé son enthousiasme. Hoffenheim a été, avec Dortmund, l'une des deux seules équipes allemandes à battre le Bayern cette saison.

Dembélé et les «gamins» de Dortmund

Dortmund avait recruté pas moins de 7 nouveaux à l'intersaison, dont les très jeunes Dembélé (19 ans), Emre Mor (19 ans) et Julian Weigl (21 ans), quasi-néophytes au plus haut niveau. Si l'on ajoute Christian Pulisic (18 ans) et Felix Passlack (19 ans), formés au club, on comprend que équipe d'espoirs se soit montré un peu inconstante sur la durée. Mais cette saison que les dirigeants avait prudemment qualifiée de «saison de transition» se termine par une qualification pour la Ligue des champions et par une finale de Coupe, le 27 mai contre Francfort.

Le Bayern entre deux époques

Le vieux Roi de Bavière a coiffé sa 27e couronne nationale, la cinquième consécutive. Certes le Bayern n'a pas de rival en Bundesliga, mais les éliminations en quart-de-finale de C1 par le Real Madrid et en demi-finale de la coupe d'Allemagne par Dortmund ont laissé un arrière-goût désagréable. Les dirigeants attendaient mieux de l'effectif de stars, qu'ils avaient confié en début d'exercice à Carlo Ancelotti, l'homme aux trois Ligues des champions. 

Le défi du coach italien est maintenant de réussir la transition entre une génération qui s'efface (Lahm et Alonso retraité, Robben et Ribéry bientôt en fin de course) et les jeunes qui vont devoir porter les énormes attentes sur leurs épaules, mais qui n'ont pas encore confirmé, à l'image de Kingsley Coman, auteur d'une saison très discrète.

La tradition en berne

Brême, Leverkusen, Schalke, Mönchengladbach, Hambourg, Francfort ou encore Cologne n'ont jamais réussi à se mêler à la course en tête. Ces bastions historiques du foot allemand ont été à la peine face à la fraîcheur des promus ou de Hoffenheim, et ceux qui étaient engagés sur la scène européenne n'y ont pas brillé.

La Bundesliga, qui chercher à concurrencer les ligues anglaise ou espagnole en terme de notoriété, souffre de l'inconstance de ses clubs de tradition, qui ne parviennent pas à se hisser et surtout à se maintenir au plus haut niveau au fil des saisons.

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