Des « tricky things » dans le projet de loi

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Et alors que les membres de ce comité d'élite étaient déjà connus, l'opposition n'avait pas fait de mystère sur la possibilité que Rama Valayden ne préside pas le select committee. Déjà, après la présentation du projet de loi et la montée au créneau d'organisations féminines et de juristes, le gouvernement avait, dans un premier temps, accordé un délai aux parlementaires pour pouvoir se prononcer sur le projet de loi. Ainsi, même si l'opposition considérait que la première partie du Sexual Offences Bill était susceptible d'être retenue, Paul Bérenger trouvait qu'il y avait des tricky things comme la dépénalisation de la sodomie.

La députée du gouvernement Nita Deerpalsingh affirme, quant à elle, ne pas comprendre la logique des partis de l'opposition, surtout celle du MMM, sur sa position par rapport à la nomination du ministre de la Justice comme président de ce comité. «Rama Valayden siège comme ministre du gouvernement. Il est, défait, un parlementaire comme tous les autres. Je trouve l'attitude du MMM pour le moins illogique. Dois-je comprendre que le ministre de la Justice n'est pas, selon le MMM, un parlementaire responsable ? L'opposition est en train de jouer avec les institutions, et je souhaite toutefois que le plus grand nombre d'organisations féminines se fasse en tendre lors des travaux du comité.»

La bête noire de l'opposition

Au MMM, on estime que vu que Rama Valayden n'est pas un membre élu, il en peut, de cef ait, présider ce select committee. Et de rappeler que pour le Code Napoléon Amendaient 2 Bill et le Civil Status Bill, l'Attorney General, d'alors, Paul Cheong Leung, n'avait pas présidé de select committee pour les mêmes raisons. C'est Sir Rabindranuth Ghurburrun, qui avait assumé cette fonction.

Arianne Navarre-Marie estime, quant à elle, que cette loi ne faisait pas l'unanimité. «La population était mécontente de son contenu et certaines choses sont dangereuses pour les femmes et les enfants.» Elle est d'opinion que Rama Valayden ne pouvait présider ce comité d'élite car il n'est pas un membre élu. «Cela serait contraire à l'éthique et au décorum», a affirmé la députée.

Quant au principal intéressé, Rama Valayden, il estime que l'attitude du MMM est purement politique.

« Si je n'étais pas dans la circonscription de Paul Bérenger et de Jayen Cuttaree, la situation aurait pu être tout autre. Pourquoi, ne veulent-ils pas que je préside ce select committee? Y a-t-il vraiment des raisons solides ? Le MMM a systématiquement essayé de créer des problèmes. Ses membres démontrent une certaine haine à mon égard. Vous voulez quelques exemples ? Us ne viennent jamais aux débats, à la radio ou à la télévision, auxquels je suis présent. Paul Bérenger veut faire barrage à tout. Et il dit qu'il est un homme de progrès; je vais présenter d'importants projets de loi, au cours des prochaines semaines et il en sera de même tant que j'occuperai les fonctions qui me sont dévolues », déclare Rama Valayden. Et d'ajouter, que le MMM n'est plus un parti moderne mais un parti conservateur : « Il n 'y a que des procès d'intention et la diabolisation de ma personne. »

Rama Valayden, est la bête noire de l'opposition et le restera probablement pour cette législature. Il devra prendre son mal en patience en attendant qu'il ait un mandat populaire pour trouver quelque légitimité devant les forces de l'opposition.

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